Le réveillon le plus bizarre de ma vie

C’était le réveillon 2018. Le dernier réveillon en date à l’heure où j’écris cette article – plus de 4 mois après. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’attends autant de temps mais j’y ai repensé il y a quelques temps et je me suis dit, ce serait sympa de poser les choses.

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Je n’ai jamais été une grande fêtarde et le seul fait de penser que je puisse être une fêtarde me fait sourire. Et le réveillon ne fait pas exception. Le réveillon 2017, je l’ai passé à regarder un concert enregistrer des enfoirés, seule. Le réveillon d’avant, je l’avais passé en tête-à-tête avec mon père en mangent des pâtes carbonara. Je n’ai jamais été à une fête avec 20 000 personnes ou ce genre de choses, non. Et puis je n’aime pas les fêtes de façon générale.

L’année dernière et ce jusqu’à la veille du jour J, je n’avais rien de prévu si ce n’est aller manger chez mes parents et puis rentrer dormir chez moi, au calme. La veille du jour J, donc, j’appelle ma meilleure amie sans doute sans aucune raison apparente et j’entends une sonnerie d’une notifications Whatsapp. Whatsapp ? Une seule personne me contacte par Whatsapp.

« Coucou »

C’est tout. Bah sinon, c’est pas drôle. S’il doit tout dire, c’est pas marrant. C’est pas mon plan cul pour qu’il me fasse des phrases à rallonge et des déclarations poétiques, non. Je me demande ce qu’il veut. Au téléphone ma meilleure amie a compris quelque chose avait changé, surtout quand j’ai lâché « mais quel débile ». Elle a compris tout de suite. Elle m’a souhaité bonne soirée.

Pour en revenir à la conversation avec mon plan cul, il voulait que l’on se voit le lendemain – soit le 31, la journée. J’ai considéré pendant une demie-seconde l’idée de changer mes plans et d’aller le voir au lieu de ma famille puis je lui ai dit que je passais la journée chez mes parents et que donc, je ne pouvais pas le voir. Au fil de la discussion, il m’avoue qu’il ne travaille finalement pas le lendemain soir et qu’il est disponible. Il est alors convenu qu’après mon repas, je rentre chez moi et on passe la soirée/nuit ensemble.

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Le jour J, le 31 décembre 2017, je vais chez mes parents, comme prévu. Je pars assez tôt et je me rends compte que je bâcle un peu mon réveillon pour aller me faire « lécher la chatte » (je vous laisse deviner de qui est la formulation..). Sur le chemin, je sais qu’une partie de moi en a terriblement envie mais une autre partie me dit que c’est étrange, comme anormal. Partie que je décide d’ignorer dans un premier temps.

Je rentre chez moi, je prends des bières puis je descends et je frappe à sa porte. J’arrive, il met les bières au frais et je m’installe sur le canapé. Et là, un silence s’installe, étrange et perturbant. Il s’assied sur la méridienne et ne dit rien. Je brise le silence : « Toi aussi c’est le réveillon le plus bizarre de ta vie ? » Il sourit. « Certainement pas celui dont je vais aller parler à tout le monde » dit-il en rigolant. Hum. Je me réfugie en lui demandant ma bière.

Une fois la phase bizarre, c’est devenu une soirée classique, normale, sans embûche, avec du sexe, avec de la discussion, avec tout ce qui fait notre « relation » de base. Et je pense que c’est lui qui m’a poussée à me dépasser et – en milieu de soirée – à me dire que je ne voulais pas me retrouver, le 31 décembre 2018, dans le même appartement, à la même place et que je voulais avancer. Et au final, c’est de là qu’est partie ma résolution d’oser beaucoup plus de choses. Sur les coups de 4h du matin, je suis rentrée chez moi. Et le lendemain/même jour, j’y suis retournée pour mettre en application ma résolution.

réaction

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Ce qui a été ensuite compliqué, c’était expliquer. « Ah bon, t’as passé ton réveillon avec ton plan cul ? » Apparemment, ça amène à des questionnements. La question « Tu as fait quoi pour ton réveillon? » est alors devenue un peu … agaçante.

Réaction n°1 : « du coup, vous êtes en couple ». Non, toujours pas. Non, non, vraiment pas.

Réaction n°2 : « il a choisi de passer son réveillon avec toi ». Non plus. Il avait le choix entre tout seul ou avec la meuf qu’il a pour ne pas se sentir seul. Le « choix » est vite fait. Je suis l’antépénultième choix le moins pire, c’est tout.

Réaction n°3 : « t’es sûre que c’était une bonne idée ? » Non, t’as raison, c’était une idée nulle. Laisse moi prendre ma machine à remonter dans le temps et ne pas le voir ce soir là.

Réaction n°4 : « tu devrais pas t’infliger ça, arrête de te faire du mal ». Il m’apparaît de plus en plus clair que je ne sais pas ce que je ressens quand je le ressens, surtout quand il s’agit des choses de « l’amour ». Je pensais que c’était mal parce que j’étais encore alors persuadée que j’étais amoureuse de lui. En fait non. Je ne le suis pas. Et cette soirée me l’a fait comprendre – rétroactivement, deux ou trois mois plus tard. Mais c’est un autre sujet.

La réaction que je redoutais le plus, c’était celle de ma meilleure amie qui s’est contentée de dire que si c’est ce que je voulais faire, j’en avais complètement le droit et qu’elle n’était pas là pour faire mes choix à ma place. Sans jugement, sans rien d’autre que la bienveillance d’une amie.

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