The Sotry of … le (plus) Gros Connard – so far, encore une fois

Parce qu’on en a tous et toutes eu un ou une. Cette personne avec qui nous avons eu une relation – la pire des relations. Une relation de dépendance, de déception, de bons moments aussi mais surtout, surtout d’une fin non digne de tout ce que vous avez pu mettre dans la relation – temps notamment.

Voici mon Plus Gros Connard – so far.

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Une histoire rocambolesque s’il en est. J’ai eu disons un certain nombre d’hommes dans ma vie ( pas TANT que ça non plus, ça va encore) sexuelle active. Mais celui là… il était spécial quand même – dans sa façon d’être. Je ne pense même pas que même mon ex qui m’a larguée par texto arrive à sa cheville – selon moi et mon ressenti. Il faut dire que la « relation » était une bonne salade de tout ce qu’il faut pour que ça ne marche pas, c’était toxique mais addictif : un peu de lardons puis des poivrons et du piment, une bonne dose de poivre, de la roquette… Plein de choses que je n’aime pas mélangées à un – et un seul – ingrédient dont je raffole. L’analogie peut se transposer avec des bonbons : deux ou trois dragibus pour un paquet de réglisses. Les goûts et les couleurs…

Mais pour cela, il faut revenir en arrière …

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Donc le Gros Connard. Il m’a contactée un dimanche soir (tard) alors que j’étais de retour chez mes parents après une « carrière » ratée dans l’enseignement. Je me souviens aussi que c’était à la fin d’une semaine de merde pendant laquelle j’avais « ‘fréquenté » un mec qui était plus de l’ordre de l’idiot que du Connard. Ce mec m’avait pourtant permis de me rendre compte que je ne voulais que « m’amuser », comme on (ils) dit (disent). J’avais apparemment eu plusieurs conversations avec le Gros Connard six mois avant qu’il me recontacte mais je n’en avais aucun souvenir – ça aurait peut-être dû être mon premier signe de ne pas continuer. Six mois plus tôt, j’étais trop dans la merde jusqu’au cou avec mes cours que je n’ai pas pris le temps de me souvenir. Blanc total sur la personne. Il me demande si ça me dit que l’on se voit. On fixe un rendez-vous pour le mercredi suivant. On se retrouve en ville, on se ballade. Mon corps, encore sous le coup de l’idiot de la semaine d’avant, ne relève pas les subtiles – ou pas – tentatives du Gros Connard de se rapprocher de moi. Jusqu’à un certain point où j’ai commencé à me rendre compte de sa main près de la mienne, de son corps près du mien. Dans un parc, alors que nous sortons d’un bâtiment, il s’arrête en face de moi. Je sais qu’il veut m’embrasser mais je ne fais rien pour l’encourager. Il n’osera pas. Nous continuons l’après-midi/début de soirée dans un bar. En sortant du bar, il se tourne vers moi, se penche et m’embrasse. Explication postérieure : apparemment, j’ai donné tous les signes pour qu’il le fasse et selon lui j’en avais envie. Les pensées se bousculent dans ma tête et je ne comprends qu’à moitié ce que je fais. Habitude oblige, je lui rends son baiser. On marche vers mon arrêt de bus. Alors que je remets mon sac sur mon épaule, il m’attire vers lui et m’embrasse. Il a envie de moi. La chance – ou la malchance – a fait que mes parents n’étaient pas à la maison ce soir-là. Il vit chez ses parents, nous ne pouvons pas faire autrement.

On va chez « moi ». On « fait l’amour », ou plutôt on baise et quelle n’est pas ma surprise : il n’a pas joui. Ai-je fait quelque chose de mal ? Il s’assied à côté de moi et je lui demande si ça va – je sais il faut pas blesser l’ego de ces messieurs. Réponse sous forme de question « c’était bien ? » « oui » « parce que c’était ma première fois en fait ». Il s’approche et tente de m’embrasser mais je me recule. Première fois ? Aujourd’hui ? Dans la semaine ? Avec moi ? Non, première fois première fois. J’ai vaguement honte d’avoir dit « c’était très bien » mais bon au vu de la suite de l’histoire… je m’en veux moins avec le temps. Mauvais calibrage de capote, j’ai demandé un test à mon médecin et à lui. Je le fait, le test. Je n’ai rien. Lui ne le fera jamais. Il refusera par peur que ses parents découvrent qu’il est actif sexuellement… La blague !

A partir de cette première fois, dès que l’on avait du temps et que mes parents étaient absents, on se voyait – je ne le savais pas mais je n’irais jamais chez lui enfin chez ses parents à lui, jamais. Et quand ces moments volés ne suffisaient plus, c’était l’hôtel, payé par mes soins, bien entendu – j’avais des sous de l’éducation nationale qui restaient et lui, de deux ans et demi mon cadet, était encore étudiant.

Puis, un jour, alors que l’on venait de copuler, mon corps a fait ressortir ce que je m’étais caché à moi-même : je m’étais attachée. La relation n’avait pas officiellement de titre et permettait ainsi toutes les évolutions possibles. J’ai pleuré. Il m’a dit qu’il le savait (enflure). Il voulait continuer à en profiter – tant que je ne disais rien. Je lui ai demandé  » C’est à cause de mon poids que tu ne veux pas de moi ? » « Pas seulement ». Enflure. Pas seulement donc oui, en partie alors. L’horreur de ce que je n’avais jamais eu a subir. Il a voulu arrêter pour m’épargner. C’était trop tard. Je n’ai pas eu grand chose à faire pour le convaincre de rester.

Après est venu la période des examens et il n’avait plu le temps pour moi, simple chômeuse qui ne faisait rien de ses journées. C’était à cette période que j’ai voulu arrêter mais trop faible ou trop attachée, j’ai succombé à nouveau à la tentation. C’est toujours pendant cette période que j’ai recommencé à faire des rencontres et notamment Le Plus Long. La fois où j’ai vu le Gros Connard après Le Plus Long, je lui en ai parlé – par décence – et il ma demandé « Il est comment ? ». J’ai répondu : « Il est beau. Nan, il est hyper sexy. » Ce n’était sans doute pas anodin que ce soit le premier trait qui ressorte. Il est vrai que le Gros Connard n’était pas sexy à proprement parler.

Période d’exam finie pour lui, l’été commence. De mon côté, je me prépare pour mon année à venir – formation – et je trouve un appartement. Le début de la chute – même si je ne le savais pas encore. Heureusement, le baptême de mon appartement n’a pas eu lieu avec lui mais avec Le Plus Long.

Pendant l’été, il s’est passé un truc étrange. Assez vite, il a passé des nuits chez moi, puis deux jours, puis trois d’affilée. Et il fallait bien occuper le temps entre les séances de baise. Alors on s’est rapproché. Beaucoup. Trop. J’avais cette voix dans ma tête qui me disais que ce n’était pas bien. Je savais que je ne devais pas, que j’étais beaucoup trop attachée à lui. Mon crush n’était jamais parti.

Mi septembre : début des cours pour lui. Retour à la case départ pour moi. Silence radio de son côté. Quand je lui propose qu’on se voit, il est soit trop occupé par les cours, soit à des soirées « de jeunes » – ses mots… Trop occupé qu’il est, je finis par lui envoyer : « si tu veux plus me voir, aie au moins les couilles de me le dire ». Silence. Je commence tirer un trait mental sur lui.

Une semaine après, il me propose de se voir chez moi. Je lui dit ok, amène des capotes – le but de la soirée était alors clairement annoncé. Problème d’emploi du temps, il attend une demie-heure en bas de chez moi. J’arrive, on monte, j’ai faim. Je commande un pizza et lui demande s’il veut quelque chose. Il ne veut pas. j’insiste et il me sort : « Je vois quelqu’un ». Je me lève, je hurle qu’il doit partie, il ne veut pas que ça se finisse comme ça. Il a menti/omis : je lui avais fait promettre de me dire s’il y avait quelqu’un d’autre. Mais ce n’était qu’une promesse dans le vent pour lui. Il ne venait pas pour me sauter comme prétendu. Il n’a jamais eu de couilles et je sais que ce sera toujours un trouillard et un connard. Un Gros Connard.

La suite de la soirée, ça a été une heure de moi qui lui crie dessus. Livreur arrivé avec ma pizza. Je décide de faire semblant de m’intéresser à sa vie. Je m’en fous. Je l’embrasse – plusieurs fois – et avec son accord. Il commence bien sa nouvelle relation. Il se fout de moi. Il se fout de ma vie. Il me parle de sa meuf. Je m’en fous et j’ai envie de pleurer.

 

De rage, une fois qu’il est parti, je l’ai supprimé. De ma vie. Et je n’ai jamais eu de nouvelle et il restera le Gros Connard. C’était son rêve, dixit lui. Bravo, il l’a fait.

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