Ou : Suis moi je te fuis; fuis moi, je te suis – que faire quand ça ne marche pas

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Pour ceux ou celles qui ne la connaissent pas, cette expression est une expression consacrée. Une de celles que l’on emploie pour parler de tout et n’importe quoi. Une de celle que je n’aime pas des masses. Personnellement, je ne la connaissais pas avant l’arrivée du Plus Gros Connard dans ma vie.

Pour l’histoire, j’ai toujours eu des tendances possessives, avec tout le monde, et je n’ai jamais trop aimé partager les personnes se trouvant dans ma vie avec les autres – d’aussi loin que je me souvienne en tout cas. Et avec le Plus Gros Connard, au début, ça marchait bien, on se voyait souvent et puis il est devenu de plus en plus distant, « occupé ». A force de me prendre des « non » dans la gueule, j’ai arrêté de lui proposer de se voir ou même de lui parler par messages. Et il est devenu, par miracle croyais-je alors, intéressé et pressant pour que l’on se voit.

Et il me semble que c’est ma meilleure amie qui m’a un jour dit alors que je lui parlais de ça : « Ouais, suis-moi, je te fuis, quoi ». Blanc intersidéral dans ma tête. Et comme tout, j’ai chercher sur Google. Voilà ce que j’ai appris :

Le « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis », c’est le jeu du chat et de la souris en amour ! On est avec quelqu’un et on se cherche. On fait un pas vers l’autre, il recule. On recule, il fait un pas vers nous.

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Tout est devenu plus clair d’un coup. La technique que j’avais employée par agacement et sans vraiment me dire que c’était une technique a proprement parlé et en fait un technique avérée.

Quand j’ai commencé à fréquenté mon plan cul, j’ai (assez) vite que je ne pourrais jamais « en prendre possession », qu’il ne serait jamais « à moi » – même si j’ai mis du temps à l’admettre. Pendant que je ne l’admettais pas encore, j’étais collante même carrément chiante. A posteriori, je m’en suis difficilement rendue compte. Je sais que je n’ai pas voulu voir ce que j’étais devenue parce que j’en avais sans doute honte. Je n’aimais pas ce moi.

Alors j’ai changé les choses. J’ai changé de façon de faire. Je ne suis plus (trop) possessive [je ne serais jamais complètement pas possessive], je le laisse être, je ne cherche pas ou peu à le contrôler et je m’en sors bien. Et je sens quand je deviens trop chiante. Pare qu’il ne veut pas me voir. Alors je deviens moins fatigante, je ne le contacte que de temps en temps, voir s’il est disponible ou pas. Alors je me mets en retrait et je laisse passer une ou deux semaines et cela lui convient. Ou j’attends qu’il revienne pour « être sûre » qu’il veuille me voir, aussi. Le retour du Suis-moi, je te fuis … Fuis-moi , je te suis ».

 

Finalement, cette « technique » bien qu’un peu vicieuse fonctionne. Pour moi, ça revient à un lâcher prise de ma possessivité en prenant conscience que les gens qui en valent la peine reviendront et ne me lâcheront pas. Si mon plan cul ne revient pas, c’est uniquement qu’il n’en vaut pas la peine.

Je pense que des personnes l’utilise de façon beaucoup plus que moi. Je ne fais que laisser les gens tranquille pour ne par paraître pour une chieuse. Mais certains doivent les utiliser à des fins beaucoup plus vicieuses et méchantes que moi. Il faut donc faire attention à tout cela.

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