J’ai de la chance, beaucoup, beaucoup de chance, énormément de chance. Je le sais. Je le sais depuis que je suis petite. Comme quoi, ça fait un paquet d’années quand même.

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J’ai deux frères. Quand j’étais vraiment petite, je croyais qu’avoir des frères et sœurs, c’était « normal ». Je croyais que tout le monde en avait et que c’était comme ça, c’était la vie.Bref j’avais un visu sur la chose qui était très enfantin. Puis la vie avançant, j’ai vite compris que non, tout le monde n’a pas la chances d’avoir des frères et sœurs. Pour ma part donc, j’ai deux frères, deux grands frères même. Et vous l’avez sans doute deviné … j’ai été a plus chiante.

 

Mon premier grand frère, enfant du milieu, est – et a toujours été – très calme et même un peu effacé, secret. On s’entend très bien, surtout qu’on a passé pas mal d’années seuls avec les parents. Des fois, on parle tellement vite entre nous que personne autre que nous ne peux nous comprendre ! Plus jeune, je me disais qu’avec le temps, nous perdrions cette relation si spéciale, fusionnelle. Je pensais qu’elle s’effriterait avec le temps, comme de l’érosion sur ce que je voyais être une petite roche fragile. J’ai eu tort. Le temps n’a fait que l’améliorer et la rendre plus forte. Et je sais que ce que je voyais comme une petite roche est en fait une pépite en or brut : un véritable trésor.

Avec mon plus grand frère, c’est un peu plus complexe. Déjà, quand il était encore chez nos parents,on ne s’est jamais vraiment entendu. Il a le même tempérament que notre mère – et parfois, il m’a sorti les mêmes réflexions, notamment sur mon poids. C’était très .. électrique entre nous. Il est parti de la maison quand j’avais 13 ans (il a eu son bac avec un an d’avance, très grand fierté de mes parents) pour ses études supérieures. Si la première année, on le voyait presque tous les week-ends, ça a décliné les 3 années qui ont suivi. Il a fait sa dernière année en Allemagne et y a trouvé l’amour puis y a vécu deux ou trois ans après cela. Il a fini par trouvé du boulot en France je sais plus quand, à Paris. L’éloignement n’aidant pas son côté famille déjà non accentué, on n’a jamais été proche et la géographie ne nous a vraiment pas aidé. Ensuite, il s’est mis en couple avec une nana que je n’aime pas des masses et ce depuis genre 5 ans – elle veut le faire déménager au Japon… Je l’aime, c’est mon frère mais on n’est pas … proche.

 

La première fois que je raconte ça a des gens, ils ont tous la même réaction : mais comment tu peux hiérarchiser tes frères comme ça ? C’est horrible de dire ça, pour beaucoup. Pourtant, ce n’est qu’une question d’accroche avec la personne, même si ce ne sont pas es personnes lambda.

 

Constat fait lors de du dernier week-end en famille avec mes deux frères : on est proche mais c’est pas la même chose…

Dans tous les cas, ce sont mes frères et je ferai tout pour eux. Vraiment, littéralement. Parce que nous avons ce lien indescriptible qui nous lie à jamais les uns aux autres.

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