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Avec l’heure grandissante des rencontres 2.0, l’heure du swipe est arrivée également. Cela en devient même une maladie. Sur beaucoup trop de site de rencontres, c’est le mode de « choix des candidats ». Je sais que sur Badoo et aussi sur le très célèbre Tinder, ça se fait. Une façon de « pré-sélectionner » les gens qui n’est pas une mauvaise idée à la base mais qui, je trouve, manque de classe et d’une certaine recherche.

Pourtant, c’est comme cela que ça marche la plupart du temps. Une photo, deux ou trois nous permettent désormais de dire si nous sommes faits l’un pour l’autre.

Je ne vais pas mentir, j’ai aussi swipé. Je ne le fais plus vraiment. Je ne décide plus comme ça de si un mec me plaît ou non. La sensation grisante de pouvoir avoir le pouvoir. Parce  le swipe, c’est quoi, au fond ? C’est le pouvoir de dire oui ou non, simplement. C’est le fait de se dire que – et peut-être pour la première fois – la décision du oui ou du non nous revient entièrement. C’est ce que je me disais au début. C’est ce que je croyais – au début. Mais … c’est beaucoup, oui beaucoup, plus vicieux que ça.

Le swipe te donne cette impression mais en fait, il n’en est rien. Ce ne sont pas deux ou trois ou dix photos qui vont te faire découvrir quelqu’un. Ni même une introduction de ouf avec référence et tout et tout. Pourtant en faisant bouger son doigt vers la droite ou la gauche, le cerveau reconnaît une forme de décision. Sans doute le faire de les ranger dans une catégorie – celle des oui ou celle des non. Qu’est-ce qu’il est con ce cerveau parfois.

Et enfin, j’ai compris. J’ai compris pourquoi le swipe existe. Parce que pour chercher du sexe – comme sur Badoo et Tinder par exemple – un swipe c’est plus simple pour dire « je te veux dans mon lit » ou « je ne te veux pas dans mon lit » – pour être très très très polie, mais vraiment très polie, hein.

Bah oui parce que juste le dire, ce serait trop simple …

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