La colocation n’est pas pour tout le monde

 

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La première fois que j’ai voulu partir de chez mes parents, j’avais 21 ans. Pourtant, force était de constater que je ne pouvais pas vivre seule. Je rentrais en licence 3 et je ne savais pas vivre seule. Je savais survivre en étant seule. Je savais faire des pâtes, en gros.

Bref mes parents ne voulaient pas me laisser vivre seule, par peur que je ne sache pas me gérer. Au même moment où je cherchais un appartement, une « amie » (plus une connaissance, en fait) était aussi en recherche d’appartement – rupture avec son copain et autres dramas. On s’est dit que par économie de moyen – sachant qu’elle en avait peu et que mes parents ne voulaient pas dépenser trop d’argent non plus – on allait choisir ensemble. Je me souviens encore de la conversation que l’on avait eu alors que j’étais sur le balcon de chez ma Mamie, à Grenoble. J’étais super excitée, vraiment. Et au début, je pensais que c’était le compromis parfait.

Quand je suis revenue chez moi, on a commencé à faire une liste de ce que l’on voulait pour l’appartement et de ce que l’on ne voulait pas. Il s’est assez vite avéré qu’avec son boulot, elle n’avait pas le temps de chercher. Je cherchais donc les appartements et on les visitait ensemble. Au bout de plusieurs visites, on a commencé à plus cerner ce que l’on voulait. Et une soir, on a visité un quatrième sans ascenseur qui nous a toutes les deux tapé dans l’œil et le lendemain, on avait la réponse : oui.

Je ne sais plus combien de temps après, on a commencé à emménagé. Entre temps, ma coloc avait retrouvé un copain, ok, pourquoi pas. Sauf que dès le départ, j’ai compris que je n’allais pas vivre en collocation. Dès le départ, elle a fait passer son copain d’abord. Ce que j’ai compris et que je peux encore comprendre encore aujourd’hui.

Mais après ça a escaladé beaucoup, beaucoup, beaucoup trop haut. Disons qu’elle a finit par se séparer de son copain pour en avoir un autre quelques secondes plus tard – ok j’exagère mais vous comprendrez que je ne l’aime pas vraiment. Sur la base, pas de soucis, tu fais ta vie. Sauf que… quand tu commences à plomber mon espace de liberté et mon espace vital TOUS LES JOURS, ça commence à me prendre la tête. Donc pour vous brosser le tableau, son nouveau copain était là tout le temps. Nan, nan, j’exagère pas. Il était là quand je partais le matin, quand je revenais l’après-midi, le soir. TOUS les soirs. Jusqu’à ce que je pète un plomb. En gros, j’ai dit à ma coloc que sont copain était là tout le temps et que ma colocation, c’était avec elle, pas avec elle et son copain. Elle lui a parlé mais il n’a pas compris. J’ai essayé de lui expliqué mais il ne concevait pas de ne pas voir sa meuf – ma coloc, donc – tous les soirs.

Je sais plus trop… Je sais qu’une petite période de calme s’est installée puis c’est redevenu comme avant. Plus de soirée jute entre nous, son copain revenu tous les jours, des voyages pendant lesquels je m’occupais de son chat. Bref, une bonne colocation. Disons que ça faisait pas trop… Ensemble, c’est tout (colocation « réussie » et sympa) ou de ce que l’on peut voir dans les séries (How I Met Your Mother, The Big Bang Theory, Girls…). J’ai appris cela à mes dépends.

A partir du mois de décembre, j’ai commencé à ne plus lui parler. Vraiment plus. Plus du tout. Violemment, je ne voulais plus rien avoir à faire avec elle. Et ça a pété un soir où je rentrais chez moi et que j’ai trouvé la voiture de son copain sur ma place du parking. Je suis rentrée en furie dans l’appartement. Suite à cette altercation, j’ai fini par décider, fin février, de partir. De quitter la coloc. A l’époque, c’était 3 mois de préavis. J’ai prévenu mon proprio et je suis partie.

Zénitude. Ou pas…

Depuis le début, c’était ma mère qui payait tout le loyer et ma coloc était censée lui payer sa part. Sauf qu’à mon départ, elle m’a envoyé un message en me disant qu’elle me devait 730€ sauf que le calcul était erroné. Elle me devait pas loin de 1000€ – enfin même pas à moi, mais à mes parents.

Ce qui m’a vraiment déçue c’est que je lui faisais confiance. Je l’ai aidée, comme je le pouvais. Comme quand je lui ai prêté la voiture quand la sienne à eu un problème et qu’elle a eu une contravention avec et que c’est ma mère qui a reçu la contredance chez elle. Hallucinant ! Mais pour elle, c’était normal.

Dans tous les cas, j’ai appris plus tard que je ne suis pas la seule qu’elle a arnaqué et je pense qu’elle continueras à arnaquer les gens autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut / ce dont elle a besoin. Parce que franchement, je pense qu’au fond d’elle c’est une personne méchante et manipulatrice.

Trois ans après la fin de notre colocation, j’ai essayé de la contacter pour savoir si elle comptais un jour assumer ce qu’elle a fait et me rembourser, elle m’a dit que oui, mais on était déjà 3 ans plus tard, c’était difficile à croire. Je pense que c’est une grande enfant dans sa tête et qu’elle n’assumera jamais rien.

******

J’ai eu un énorme questionnement suite à cette expérience et je me suis dit que si un jour je devais me remettre en coloc, je voulais me donner des conseils.

  • Faire attention à la ou les personne(s) avec qui on se met en colocation et ne pas hésiter à lui poser des questions sur elle ou lui.
  • Mettre des règles (oui, je suis carrée) afin de ne pas se retrouver des mauvaises surprises par la suite.
  • Prendre un appartement qui vous plaît à tous et qui vous plaît aussi à vous et dans lequel vous vous sentez bien.
  • Chacun paye sa part !
  • Pareil pour le ménage : chacun son tour pour les parties communes et chacun sa chambre !
  • Pour la place de parking si vous avez tous une voiture, je vous conseille aussi de faire des tours ou de voir entre vous pour arranger le plus grand nombre.
  • Passez des moments ensemble afin de profiter à fond de l’expérience.
  • Communiquer afin de ne pas accumuler les ressentiments – je sais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Si vous pensez à d’autres choses, hésitez pas à me le dire !

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5 commentaires

  1. Je me suis toujours dit que je ne ferais pas de collocation avec une amie. Ne serait-ce que pour garder notre amitié. C’est pour ça quitte à paraître méchante que je n’ai jamais hébergé qui que ce soit. Je depannais un ami parce qu’il habitait trop loin quand il commençait à 5h30. Mais c’était 2 semaines par an à tout cassé. Et je dois te dire que j’étais soulagé au bout de 3 jours quand il partait 😊

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