Prise de tête, prise de bec et conséquences

Depuis ce dont je vais parler dans cet article, il s’est passé plusieurs mois.

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Suite à cet article dans lequel je parlais des difficultés à vivre ensemble dans une équipe, avant mes vacances à Minorque, j’ai eu une grosse prise de tête / prise de bec / altercation  / engueulade avec un des mes collègues. Oui, oui, juste avant mes vacances à Minorque. Pour plein de raisons et à l’heure où j’écris cet article, je ne sais pas encore vraiment lesquelles, pas encore.

Pour resituer : c’est une personne que j’apprécie en tant que personne mais avec qui j’ai du mal dans le boulot – pourtant c’est moi qui l’ai formé, ahem. Disons que, de mon point de vue, il n’est pas adapté au poste.

Quand je dis une prise de tête et tous les synonymes, je minimise parce que c’était quand même assez impressionnant. Disons que c’est parti de moi – même si c’était, je pense, une combinaison de choses – et en voilà le déroulé : je demande à mon collègue d’arrêter de râle, il rigole, je perds mes nerfs et je lui redemande clairement soûlée en tapant du poing sur la table, littéralement. Je vous épargne, nan, je vous épargne pas. Il a rétorqué, ce que je peux comprendre et j’ai essayé de me contenir, mais je n’ai pas pu et j’ai fini par menacer de le taper – parce que oui, j’en étais là. Il m’a traitée de grosse lâche, de pauvre fille, de grosse conne. J’ai fini par bâcler mon travail et partir.

La boule au ventre pendant toutes mes vacances, je m’en suis voulu pendant toutes mes vacances. Le stress du retour au boulot – parce qu’il faut bien revenir. La peur au ventre, je suis allée travailler et j’ai assez vite compris comment ça allait se passer : on s’ignore donc fait comme si j’existais pas. Dans ma boite mail, j’avais une demande de point de ma chef pour parler – avec lui aussi – de notre altercation. Joie. C’était fixé pour le lendemain de mon retour.

Le jour suivant. 10h. Le bureau de ma chef. La fatigue est toujours présente et le stress monte. Il n’est pas à l’heure, je ne fais pas de remarque. La chef commence à parler puis nous demande comment on voit les choses par rapport au travail dans l’équipe à l’avenir. Mon tour en premier. Je veux dire ce que j’ai sur le cœur, je demande la permission à la chef et le collègue qui parle avant en disant en somme ; « tout a déjà été dit, j’avais pas envie d’être là de toute façon ». Ambiance. J’ai tout de suite été agacée par sa remarque et j’ai fini par ne pas dire ce que j’avais sur le cœur, en tout cas pas à ce moment là. Selon moi, pour répondre à la chef, les propositions de « résolution » du conflits étaient les suivantes :

  • on fait comme s’il ne s’était rien passé
  • on n’est que cordial l’un envers l’autre
  • je me casse

Et j’ai fini en disant ce que j’avais sur le cœur, je me suis excusée de m’être emportée parce que je n’avais pas à le faire. Mon collègue : RAF – rien à foutre.

Selon lui, la seule possibilité était d’être cordial l’un envers l’autre. S’en est suivi un monologue de lui-même et non un dialogue entre plusieurs personnes sensées. Il a répété plusieurs fois exactement les même choses et s’est fermé dans sa version des faits alors que j’ai reconnu ma part de tort mais lui non. Comme toujours avec cet homme, le dialogue était complètement stérile. Et dans l’histoire c’est moi qui suis intolérante ? La blague. Je sais que je peux paraître intolérante au premier abord et bizarre mais qu’il me connaissait ne serait-ce qu’un tout petit peu, il saurait que ce n’est pas le cas.

Je sais – ou plutôt j’espère – qu’au fond, il sait que je ne pensais pas vraiment tout ce que je lui ai dit. Mais c’est sorti quand même. Et je m’en veux. Alors que lui, de tout ce que j’ai compris, il ne regrette pas, il ne s’en veut pas, il remet la faute sur tous les autres jusqu’à accuser ma chef de façon directe. Elle n’a rien dit tout comme elle n’a rien dit quand il m’a à nouveau traitée de conne devant elle. Et il prétend qu’il n’a fait que se défendre d’une attaque de ma part, la joie. Je conçois que dans sa tête, j’ai commencé mais selon moi (et selon la chef), nous sommes tous les deux responsables de la situation, sauf que ça, il ne l’entendra jamais.

Va ne pas culpabiliser après qu’il te balance que c’est ta faute.

*****

Dans les trois solutions que j’ai donné à ma chef, il y a la solution « je me casse ». Parce que si c’est vraiment invivable et que je ne peux plus, que je viens au boulot à reculons, je pense que je ne resterais pas. Je sais c’est que c’est horrible vu la difficulté à trouver du boulot de nos jours mais je ne veux pas rester dans un environnement toxique, surtout au boulot, l’endroit où tu passe une bonne partie de ta semaine, quand même. Comme quand j’étais prof, je ne veux pas rester dans un environnement néfaste à mon bien être et à mon épanouissement personnel. Je me dis aussi que si c’est cette solution qui en vient à arriver à terme (pour le moment, la cordialité l’emporte), je retrouverai sans doute du boulot en intérim et je gagnerai plus de thunes, mine de rien. Je ne me stresse pas à trouver du boulot, parce que cela ne sert à rien. On verra bien si j’en trouve.

 

Je me donne un an pour voir comment les choses évoluent et si la situation est plus que « supportable », sinon, je recommence à chercher du boulot et je poserai mon préavis.

*****

Update au 22 décembre : depuis quelques temps, je dirais une ou deux semaines, le climat est redevenu plus serein même si l’incident est toujours en mémoire. L’échange est plus que cordial, il me reparle comme si j’étais là – et je le suis. Je ne sais pas si cela va durer. Je ne sais toujours pas ce que cela va donner sur le long terme mais je suis contente en ce moment que le climat sois plus détendu. Et je pense que tout le monde est content dans le bureau que les relations s’améliorent.

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