L’art – oui, l’art – de se remettre en question

remise en question

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La remise en question, c’est tout un art. Oui, oui, un art. Tout un art. Pendant très longtemps et je pense que, un peu comme tout le monde, j’ai cru que j’avais la science infuse et que j’avais donc toujours raison. Toujours. De toute façon, tant que personne ne te dis quelque chose sur ton comportement, comme quoi il est étrange, tu ne vas forcément pas te questionner.

Pour moi, la « révélation » a eu lieu quand j’étais en seconde. Personne – à part mes parents mais c’est normal et les profs mais ils sont payés pour – ne m’avait jamais dit que mon comportement était inapproprié pour le moins voire même carrément révoltant pour le plus. Mais ça, je le savais uniquement avec le recul que je peux avoir sur mes « jeunes » années.

Mais à l’époque, je n’avais pas du tout la même perspective sur le monde – ce qui est normal puisque j’étais vraiment plus jeune. Mon mantra restait : j’ai toujours raison. Sauf qu’en seconde, mes amies ont fini par me faire savoir que ma façon d’agir, de faire et de penser n’était pas la bonne – ni agréable, ni droite, ni franchement sympathique. Et par la force des choses et à la base pour elles, je suis allée voir une psychologue – qui m’a aidée, au début. Pendant dix ans, je suis allée la voir une fois par semaine – et je suis montée jusqu’à deux fois par semaine – et, comme je voyais de l’évolution dans ma façon de penser, j’ai continué. Puis à un moment, je suis arrivé à du sur-place et j’ai stoppé de ma propre initiative d’aller voir cette psychologue. Mais cela ne m’a pas empêchée de me remettre en question régulièrement, par écrit ou tout simplement en y pensant, comme ça. Pendant longtemps, j’ai donc essayé de me poser les « bonnes » questions face aux obstacles et aux embûches semés sur mon chemin.

Mais la remise en question à foison a créé chez moi le mécanisme de toujours me demander si je fais « bien ». Donc en gros, je questionne toujours mes actions et en me demandant si j’ai fait correctement ou non. Et ça a un prix.

En travaillant, je questionnais toujours mes actions. En stressant à chaque fois que je pensais avoir mal fait. En ne dormant presque pas alors qu’une fois que c’est fait, c’est trop tard et il ne sert à rien de ressasser.

J’ai plus ou moins « appris » à gérer ma remise en question quand j’ai fait du coaching pour changer. Mais les démons et les vieilles habitudes ont la vie dure et après avoir appris à me remettre en question, il était difficile de l’oublier, surtout que l’on a pratiqué pendant des années.

Je pense qu’il faut que j’apprenne à doser pour savoir quand il faut ou non se remettre en question et à quel degré.  C’est ça qu’il me faut encore gérer. Je ne peux plus vivre dans la peur constante d’avoir fait ou dit ou pensé ce qu’il ne fallait pas.

Sauf que ce n’est pas si simple. Peut-être que je referai du coaching pour apprendre à savoir me mesure.

 

Mais il est important de se remettre en question, c’est comme cela que l’on avance !

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