Ce sujet dont on ne parle pas assez…

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Ce n’est pas le sexe parce que, particulièrement ici, on en parle. On en parle bien assez, partout, d’ailleurs – mais c’est un autre sujet.

Non, un sujet qu’on aborde, à mon goût pas assez, même si je comprends pourquoi, c’est la mort. Pas la mort des gens connus, ou dans les catastrophes qui se passent partout dans le monde depuis … toujours, mais bien malheureusement en recrudescence ces dernières années – mais ça aussi c’est un autre sujet. Je commence cet article le 06 décembre 2018, et c’est le « deuil » pour beaucoup de gens – pour l’anniversaire presque au jour près de la mort de Johnny Hallyday. Personnellement, c’est une perte, certes mais tout le battage médiatique autour de cela, ça me … fatigue, en fait. Pour prendre un exemple, je serais vraiment triste le jour où Jean-Jacques Goldman mourra parce que j’aime beaucoup ces chansons – à lui ou aux autres – mais je pense que je ne serai pas jusqu’à être en deuil, tout de même. Je pense que le pire exemple de cela a été la mort de Mickael Jackson.

Bref. Revenons au sujet que je veux aborder (la meuf qui ne sait pas rester concentrée, bonjour).

La mort d’un être proche. La mort intime. Je sais que ce n’est pas très gai comme pensée mais je sais aussi que j’ai besoin d’en parler.

Fort heureusement pour moi, je n’ai pas été confrontée à la mort répétitive de mes proches depuis que je suis née. J’ai perdu mon grand-oncle quand j’avais 13 ans je crois mais je n’étais pas si proche de lui que cela et je n’ai donc pas compris vraiment à quoi cela correspondait. Enfin si, je savais, mais cela ne m’avait pas touchée, disons pas autant.

Et puis, en septembre 2009, j’ai perdu mon grand-père, le seule que j’avais connu. Ma mère a perdu son beau-père, mon père et ses frères leur père, ma grand-tante son frère, mes frères leur grand-père, ma grand-mère son époux. L’effondrement. Littéralement ou presque. Il est mort sans prévenir, sans signe avant-coureur, sans que l’on soit préparé, même si l’on ne peut jamais être vraiment préparé. Je me souviens de tout, je me souviens de tout ce qui s’est passé entre le 05 et le 09 septembre 2009. Je me souviens de la peine dans la voix de ma grand-mère, des pleurs de mon père, la protection de ma mère. L’absence de discussion autour de cela. Mon père qui est parti de suite dans les Alpes pour soutenir ma grand-mère. Tout va trop vite et le lundi, il décède d’un AVC. Le choc. Les larmes. Je me souviens que ma mère me l’a dit alors que j’étais dans mon bain. J’ai des souvenirs vraiment très précis.

Et puis plus rien.

Puis en … 2015, je crois, la tante de ma mère, ma grand-tante donc, est décédée mais ce n’était pas les mêmes circonstances. Elle n’était plus heureuse, vivante, et la mort, je pense, était une délivrance. Non pas que je l’ai souhaité mais je suis heureuse de savoir qu’elle est partie en le voulant parce qu’elle n’avait plus la force de vivre, tout simplement.

Jusqu’à l’été 2018, la mort et l’idée de la mort nous a donné du répit à moi et ma famille. Mais ce n’est pas éternel. La mort se rappelle toujours à nous, qu’on le veuille ou non. La mort d’un proche. Parce que la possibilité est toujours là, même quand on n’y pense pas.

L’été dernier, ma mamie – ma grand-mère maternelle – allait vraiment mal et la mort est revenue me hanter. J’ai commencer à me préparer – même si, encore une fois, on ne se prépare jamais vraiment – à la mort de ma mamie parce que ça partait vraiment comme cela. La seule issue possible, c’était apparemment la fin. Puis elle s’en est remis. Je suis heureuse pour elle, elle va mieux à l’heure où j’écris cette article mais je sais que je vais commencer à vraiment me préparer à lui dire au revoir, parce que… j’ai eu vraiment un rappel à l’ordre. Un jour la mort reviendra.

 

Mais depuis que je me prépare, je vis mieux l’idée de la mort. Et vraiment, ça me fait du bien.

4 commentaires

  1. La mort et encore la mort
    ….. Pour ma part je pense que la peur et la tristesse que l’on éprouve a la mort dune personne proche c’est l’oublie… Vraiment c’est triste.. Mais un jour on vie, un jour on meurt

    Aimé par 1 personne

  2. C’est un sujet sensible en effet dont on ne parle pas et pourtant la mort fait partie de la vie. C’est quelque chose qui m’a saisi le jour de mon accouchement, il y avait la mort et la vie dans cette mise au monde.
    Je l’a ressenti fortement mais je parle facilement de la mort.
    La mort est souvent mal vécue par ceux qui restent parce qu’elle est remplie de regrets et de non dits. C’est pour ça qu’il faut pleinement profiter des vivants!

    Aimé par 1 personne

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