Premier rendez-vous chez la psy… chiatre

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J’en ai déjà un peu parlé sur le blog, mais j’ai vraiment envie d’en faire un article. Un article « santé », cela fait longtemps – enfin je crois. J’ai vraiment envie de mettre les choses à plat, pour moi principalement.

Donc, commençons par le commencement. A la fin de l’été 2018, j’ai commencé à me sentir un peu molle, un peu mal mais j’ai tout reporté. J’ai décidé de ne pas traiter certains sujets – comme les problèmes avec ma mamie et l’impact qu’ils avaient sur ma vie et ma famille – mais tout ça plutôt inconsciemment. Je le vois avec le recul mais je sais que mon cerveau a fait un tri en fonction de ce que je pouvais gérer et ce que je ne pouvais pas gérer. En gros, pendant une période, mon cerveau a tout seul mais en fonction de mes capacités dit : toi tu viens, toi tu viens pas. Et cela m’a donné une certaine tranquillité d’esprit pendant un certain temps – je dirai de juillet à août.

Puis en septembre, ça n’allait plus. Mais j’ai nié que j’allais mal, pour me protéger. Toujours avec le recul, j’ai compris que ma rationalité avait essayé de me dire que je n’allais pas bien. Me faire coucou et me dire « hey, la, ça va pas super quand même ». Mais je l’ai ignorée. Largement. Parce que je ne voulais pas écouter ma rationalité. Parce que je ne voulais pas admettre que j’allais mal. Je me suis plongée dans beaucoup, beaucoup trop de choses – au taff comme dans mes projets personnels – et j’ai perdu pieds. D’autres événements ont aussi été déclencheurs de ce qui s’est passé ensuite mais j’en parlerai dans d’autres articles. J’ai donc carburé sur le blog, imaginé ce que j’allais en faire, j’ai carburé sur mes projets de bouquins, parce que je ne voulais pas voir ce qui se passait autour de moi. Je n’avais vraiment pas envie d’entendre que je n’allais pas bien. Puis j’ai eu la dispute avec mon collègue. Et juste après, Minorque et je vous le disais, à cause de la dispute avec mon collègue – en partie, je le sais maintenant – je n’avais pas pu profiter au maximum de mon séjour. Et je m’en suis voulu, mais j’en ai déjà parlé.

Pendant deux semaines, je n’ai voulu voir ni parler à personne. J’étais assez détestable et irritable au travail mais aussi dans ma vie privée qui consistait principalement à moi toute seule. J’ai commencé à beaucoup écrire. Pour m’éloigner de ce qui n’allait pas, encore une fois. Et j’ai carburé. Sur le blog. Sur mes projets. Puis, un soir, je regardais par ma fenêtre ouverte, j’ai eu la pensée suivante : « Ce serait sans doute plus simple si je n’étais pas là ». Cette pensée m’a immédiatement fait frissonner. Et j’ai su, à ce moment là, que j’avais un problème. Comme une illumination ? Non. Comme si j’admettais enfin que je n’étais pas bien, et ce depuis longtemps. J’en ai ensuite parlé avec ma famille, avec mes amis, quand je me suis remise à sortir, même avec ma chef. J’en avais besoin. J’avais besoin d’en parler parce que j’avais repris ce mécanisme nul fait pour me « protéger » de moi-même mais cela n’a rien fait sinon aggraver la situation. Et quand je l’ai découvert, ça m’a foutu un nouveau coup au moral. Parce que je pensais être débarrassée de tout cela. Mais visiblement pas tant que cela.

J’ai alors contemplé les options qui s’offraient à moi. Je ne voulais pas retourner voir la psychologue que j’avais vu pendant dix ans. J’avais besoin d’un nouveau point de vue sur la situation. D’un œil frais et différent. Mais j’avais terriblement besoin de rester dans la sphère que je connaissais. Je fais partie des gens qui ne veulent pas trop sortir de leur zone de confort.

J’ai vu ma psychiatre le 14 janvier 2019 pour la première fois et j’ai tout de suite accroché. Elle est très bien. De ce que j’en vois pour le moment, c’est beaucoup plus actif que la psychologie et j’apprécie de ne pas seulement parler pendant une demie-heure. Elle me pose des questions, elle essaye de comprendre. Et elle me fait réfléchir de façon plus active que ma psychologue. Peut-être que c’est parce que c’est nouveau, je ne sais pas. Ce que je trouve génial, c’est que j’y vais quand je veux, je n’ai pas de contrainte et ça, ça m’aide beaucoup.

 

 

 

 

8 commentaires

  1. Je suis totalement dans cette réflexion. Un incident au travail qui a été finalement accident de travail. Je me lance corps et âmes dans mon projet pro en me disant autant optimiser mon repos. Et puis finalement ça ne change pas grand chose. Je m’investie, je travaille, mais je suis fatiguée. Un rien m’exaspère et j’ai même perdu mon humour avec le sommeil.

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  2. Tout ce que je peux te conseiller, c’est d’essayer. Je comprends que la barrière est dure à franchir, même moi, j’ai failli ne pas y aller ou ne pas y retourner mais je t’assure que ça vaut le coup. Je me disais au début que c’était pareil que si j’en parlais à mes amies mais pas du tout, ça te donne un recul.
    Personne ne peux te forcer, bien sur et t’en fais pas, tout finit toujours par s’arranger d’une façon ou d’une autre. Et si jamais tu veux discuter, je sais que je ne suis pas accréditer et que tu ne me connais pas, mais je suis là, si tu le souhaites
    Courage, en tout cas

    Aimé par 2 personnes

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