PQR for ever ?

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Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je sais une chose à l’heure où j’écris ces lignes : un jour, mon plan cul avec qui je couche régulièrement (PQR, comme certains disent) va partir. Si ce n’est pas dans un mois, c’est dans trois ou bien dans six. Mais il va partir, je le sais, il le sait. Et une fois qu’il sera parti, il sera vraiment parti. Pour moi, il n’est pas question de garder contact, parce que la relation qui nous unit (parce oui, un plan cul, c’est une relation) ne s’est pas construite comme cela. Peut-on d’ailleurs dire qu’elle est construite ? Je ne pense pas. Je ne suis pas arrivée après les fondations. Je ne me suis presque jamais montrée vulnérable alors qu’il était là et je ne l’ai jamais fait rentrer dans mon monde. Parce que je savais que mon monde et le sien étaient incompatibles. Totalement incompatibles. Parce que cette relation n’était là que pour une chose, une chose seulement : passer le temps, en prenant du plaisir.

Je ne vais pas mentir, son départ me fera quelque chose – alors que je sais que cela ne « devrait » pas me faire quelque chose. Mais est-ce que je joue selon la norme ? Non, je joue selon ce que je ressens. Je sais depuis quelque temps que cela me fera quelque chose quand il ne sera plus là. Ce quelque chose, je n’ai compris que récemment ce que c’était. Ce quelque chose, ce sera mon moyen de me faire plaisir rapidement, simplement, gratuitement et vraiment pas loin qui va partir. Je ne pourrais plus envoyer de texto alors que je rentre du taf, à 17h30 pour savoir s’il est disponible ou non. Il ne sera plus là et ma possibilité tellement attrayante du sexe à portée de main va partir. Ce n’est donc pas lui qui va me manquer mais la possibilité du sexe. Du moins, c’est ce que je pense. Je verrai si c’est vrai.

Tout ça pour quoi ? Quand il m’a dit qu’il partait, je me suis assez rapidement posé la question de savoir ce que j’allais faire ensuite, d’un point de vue cul. J’avoue que je ne suis pas trop dans un « mood » pour me mettre en couple (la meuf paumée qui essaye de placer des expressions de D’jeuns). Disons que je pense que si ça arrive, ça arrivera naturellement et je n’ai pas besoin de me prendre la tête la-dessus en ce moment. Ces moments, là, maintenant et ceux qui vont suivre et tous mes samedis que je passe à ne rien faire ou à binge-watcher les Reines du Shopping, je les aime tellement. Toutes ces minutes que je passe sur mon lit, seule, avec un bouquin, avec mon téléphone, avec un carnet, tous ces moments assise à mon bureau, je suis tellement bien avec moi-même. J’ai l’impression de devenir de plus en plus celle que j’ai toujours été, ou plutôt celle que j’aurais toujours du être. Cette femme (et non pas fille) bien dans sa tête, apaisée, sereine. Je sais que d’un point de vue « relations humaines » je suis beaucoup plus apaisée que je ne l’ai été. Si je finis seule, je m’en fiche mais je ne vais plus rien forcer. Parce que cela ne sert à rien si ce n’est être déçue.

 

Alors PQR for ever ? Peut-être. Je ne sais pas encore ce qui se passera quand mon PQR va partir mais une chose est sûre : quoi qu’il se passe dans mon avenir « sentimental » (si avenir sentimental il y a), c’est parce que JE l’aurais décidé.

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