Là où tous les autres ont échoués…

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Image Unsplash / Hello I’m Nik

C’est arrivé en mai. Ou en avril. Je ne me souviens plus. Sans doute plutôt en avril. Bref, peu importe. Dans tous les cas, ça m’a prise tellement par surprise que j’ai bien mis plusieurs minutes à m’en rendre compte.

 

Je n’ai jamais été aventureuse dans mes positions sexuelles ou dans ce que j’autorisais ou non les hommes avec lesquelles je partage mon lit. Ne serait-ce que le temps qu’il m’a fallu pour que je me mette à la levrette le prouve. Je sais, chaque chose en son temps mais parfois, la pression peut-être assez forte. Passons. Avec ce plan cul que j’avais depuis longtemps, il y avait plusieurs choses auxquelles je m’étais habituée, même si je n’en suis pas fan à la base. Premier exemple : le cuni. Il ne considérait – et ne considère sans doute toujours pas – l’acte sans cuni et sans fellation alors que je peux m’en passer, du cuni comme de la fellation. A force, j’avais cessé de lutter et de lui dire que ce n’était pas nécessaire. De même, il insistait pour me doigter. Ce n’est pas désagréable mais j’avais toujours, avant ce jour d’avril/mai, eu l’impression qu’il cherchait quelque chose, sans que je sache trop quoi – parfois, je me rends compte que je suis inculte en matière de sexe.

Ce jour-là donc, il monte, on se retrouve assez vite dans mon lit. Je pense que j’étais déjà pas mal excitée parce que… sans doute parce que c’était comme ça. Et là, on commence les préliminaires – je dirais comme d’habitude – mais je sens tout de suite que quelque chose n’est pas tout-à-fait comme d’habitude, sans trop savoir quoi. Rapidement, je me sens vraiment très excitée, trop excitée par rapport à ce qui se passe. J’essaye de me défaire, pas parce que je me sentais pas bien ou parce qu’il avait fait quelque chose que je ne voulais pas. Mais parce que mon cerveau m’avait enfin fait comprendre ce qui se passait et que, ce con de cerveau, a fait un blocage. Genre « bah non, il peut pas te donner un orgasme avec ses doigts, parce que c’est pas juste ». Connard de cerveau. Et il a eu la très bonne idée d’insister, sans doute qu’il savait mieux que moi ce que je voulais. Je me souviens aussi qu’il m’a dit « laisse toi aller ». S’il voulait que je bloque complètement, il était bien parti pour. Je n’ai jamais su me laisser aller. Je n’ai jamais su me laisser faire et suivre le mouvement – tant au lit que dans toutes les autres partie de ma vie, d’ailleurs.

Mais je me suis laissée faire. Et le reste est venu assez naturellement, même si je me débattais encore mentalement parce que, pour moi, ce n’était toujours pas juste.

Et une fois que nous avons fini, il m’a regardée et il m’a dit : « alors, ça t’a plu ?  » avec un sourire en coin, comme s’il ne savait pas avec quoi il jouait. Je ne pouvais pas faire semblant. Mais ma question demeurait : en quoi lui avait-il pris du plaisir à me déclencher un orgasme juste avec ses doigts ? Quel était son bénéfice ? Réponse simple : juste le fait de me voir prendre mon pied, ça l’a excité. Aussi simple que ça.

 

Je me suis laissée aller. Vraiment. Et ça paye.

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