Besoin de repos, pleins de réflexion et aussi la famille : Ardèche 2019

Suite à cet article, j’avais dit que je partais. Je partais chez ma Grand-Mère, en Ardèche. Je n’ai pas voulu faire une déconnexion totale cette fois mais je voulais surtout me reposer.

Allez, on y va !

 

Nous sommes le 04 Septembre. Je prends mon ordinateur que je n’ai pas ouvert depuis deux jours. Cela me semble un exploit alors qu’il y a bien des années, je pouvais passer des journées entières sans, ne me gavant que de livres, de télé ou d’autres choses. Il y a longtemps, je préférais le papier aussi.

Résumé des jours précédents …

Mardi 03 Septembre 2019

Réveil difficile à 5h20 du matin, départ un peu plus difficile sur les coups de 6h20 avec mon papa qui a gentiment accepté de m’accompagner à la gare. Il n’est pas plus réveillé que moi, j’ai eu une très mauvaise nuit et je me demande comment je tiens « debout ». « A plus, ma fille », me dit-il a la va-vite en me déposant à la gare, repartant sur les chapeaux de roues, sans doute trop pressé de prendre son café et de manger ses tartines. De mon côté, passage obligatoire par chez Paul (grande enseigne de toutes les gares de France et de Navarre) ou je me fais voler 4€75 pour un jus d’orange et un croissant. Bof, je le savais de toute façon.

Le voyage à proprement parlé commence, dans le train, puis dans le train, puis dans le car. Des trajets entrecoupés par les arrêts, les bruits, le monde, les changements, un peu de stress, mais pas trop – et encore heureux !

Arrivée dans le fin fond de l’Ardèche, je suis accueillie à l’arrêt du car par ma Grand-Mère. Un an et demi que je ne l’avais pas vue en chair et en os mais seulement quelques jours que je ne l’avais pas eue au téléphone. Elle me serre dans ses bras et ne me croit pas quand je lui dit que cela fait un an et demi que je ne l’ai plus vue. Quand je lui dis les circonstances, elle est forcée de reconnaître que j’ai raison. Sacrée Grand-Mère.

Nous rentrons – encore une demie-heure de voiture, mine de rien – et je pose tranquillement mes affaires, reprends mes marques dans cette maison qui abrite beaucoup de mes souvenirs de vacances. Le temps passé ici a changé, oui, mais les souvenirs me reviennent toujours : la fois où mon Grand-Père avait envié ma salopette blanche avec des fleurs de toutes les couleurs, la fois où mon frère m’avait poussée dans les orties et que j’avais le bras rouge de piqûres, les Noëls, les grandes vacances que je passais presque entièrement ici, la fois où je suis tombée dans l’escalier… les rires, les fou-rires, les lectures, l’écriture de mon premier roman faite sur cette mezzanine juste avant que mon Grand-Père ne parte pour toujours. Cette maison n’a pas changé depuis toutes ces années, elle restera à jamais la maison de mes vacances, même si elle est bien encaissée et bien dans le fin fond de la campagne ardéchoise.

Le soir, mon oncle ne peut finalement pas venir, alors nous mangeons toutes les deux et, au vu de la fatigue, je dors assez tôt.

Mercredi 04 septembre 2019

Je me réveille avec les poules. Non, c’est faux. Je me réveille naturellement, aux alentours de 8h. Dans la matinée, nous ne faisons rien de fou, j’aide un peu à la préparation du repas, pour ne pas que ma Grand-Mère fasse tout, mais elle finit par faire la plupart des choses. Je n’aime pas cela. Alors je trouve des moments où je peux aider, à mon niveau.

Alors que ma Grand-Mère part s’occuper de la bibliothèque du village l’après-midi, je prend un bain relativement long (un peu moins d’une heure) et puis je lis, je lis et je lis. J’avais pour unique projet pendant cette parenthèse ardéchoise de finir un bouquin que j’avais commencé en juillet, une brique de 856 pages dont je ferai une chronique ici, un jour. Au retour de ma Grand-Mère, je parle un peu avec elle. Je continue de lire, nous mangeons et je lis encore avant d’aller dormir.

Jeudi 05 septembre 2019

Réveil toujours matinal aux alentours de 8h. Alors que je prends mon petit-déjeuner, je vois que ma Grand-Mère s’affaire toujours autant, alors qu’il n’y a rien d’important à faire. Elle veut absolument parler des menus que nous avons pourtant fait hier ensemble – que j’ai fait et qu’elle a approuvé. Elle se persuade qu’elle doit faire une sauce tomate. Elle me donne le tournis à s’affairer alors que je n’ai pas encore eu le temps de me réveiller.

Je retourne dans ma chambre et j’attends qu’elle parte, encore pour sa bibliothèque. Et alors, je finis ma brique de bouquin. Heureuse, je finis par ENFIN prendre mon ordinateur et ouvrir un document open office. Je veux écrire. Je ne voulais pas écrire jusqu’alors. Je ne veux pas me forcer à me donner encore des objectifs, parce que flûte, je suis en vacances et je ne veux pas les rendre « productives à tous prix ». Je veux écrire, seulement si j’en ai envie.

Mais à peine mes doigts ont-ils effleuré le clavier que je retrouve mes repères, mes sensations d’écritures, ce moment cathartique qui me fait tout oublier.

A midi, je me prends un peu la tête avec ma Grand-Mère, une histoire d’horaire, de ne pas vouloir être à la bourre alors que nous n’avons aucune contrainte de temps ou d’horaires. Pendant le déjeuner, elle insiste pour que je mange alors que je n’ai pas faim. A croire qu’elle est bipolaire, vu qu’elle a plutôt tendance à me dire qu’il vaudrait mieux que je ne mange pas ceci ou cela. Je finis par être agacée et j’appelle ma mère. Je lui dit que cela m’agace d’être aussi peu utile et de me faire servir, même si je sais que ma Grand-Mère a toujours été comme ça. Je ne veux plus qu’elle le soit mais, comme me l’a fait remarquer ma mère, je ne peux pas la changer, surtout à 82 ans. Mais je ne peux m’empêcher d’être agacée. Elle me relègue toujours au rang de petite, celle qui n’a pas d’argent et qu’il faut aider. Je ne compte en tout cas pas lui parler d’argent ou de chèque. Je ne veux pas qu’elle me donne de l’argent.

Nous sommes allées faire une excursion dans un lac pas loin. Mais la route était déviée et je me rends compte de sa fragilité. Elle était stressée, parce que ce n’était pas la route dite « habituelle ». Je me demande si je reviendrai. Je sais que je reviendrai. Mais il y a trop de choses qui me gênent. Elle me prend encore parfois pour une enfant. Ça aussi, ça m’agace.

Mais bref, l’excursion s’est bien passée. En arrivant, j’ai écrit pour le blog, je me suis tout de même surpris à me dire que je voulais avancer sur le blog. Pourtant, j’ai pris un peu de recul et je me suis dit que c’était bon, que j’avancerai s’il y a lieu. Je ne sais pas encore.

Ce soir, mon oncle est passé, et j’ai assisté à la conversation la plus… franchement, je n’aurais pas de mot. Mon oncle parlait à sa mère (ma Grand-Mère) et elle lui parlait. Et quand j’ai remarqué que je n’étais pas dans la conversation, je me suis éteinte. La conversation ne m’atteignait pas. On a essayé de m’y incruster mais finalement… je me suis sentie extérieure. Les anecdotes ne m’ont pas touchées. J’ai souri par moment pour la forme.

Et ce soir, je regarde le spectacle de Blanche Gardin, « Je parle toute seule ».

Vendredi 06 septembre 2019

Je me réveille plus ou moins avec un appel téléphonique, sans doute encore une pub. Je traîne à me lever mais je sais que ma Grand-Mère n’est pas là ; le vendredi matin, c’est le marché. Je prends mon temps pour regarder quelques vidéos – qui ont fait prendre un coup à ma consommation de data mais bon, c’est vraiment parce qu’il n’y a rien à faire ici – je petit-déjeune. Je traînasse quand j’entends ma Grand-Mère revenir. Elle commence déjà à s’exciter de partout, vient me voir et me parler alors que je suis en train de faire quelque chose, ce qui m’exaspère un peu. Je sais que je ne suis pas là pour juste être une touriste et que je viens aussi pour elle mais… aujourd’hui, je me rends compte que cinq jours, c’est devenu trop long, dans ce trou. Comme je le disais, elle me traite encore comme si j’étais une enfant de quatre ans.

Hier, en réfléchissant à tout cela, au fait qu’elle ne veut pas que je fasse des choses, qu’elle me dit qu’elle veut toujours tout payer, que je ne dois pas faire ceci ou cela, je me suis dit que cela venait d’une éducation profonde des années dans lesquelles elle est née. Elle est née en 1937, avant la guerre. Elle s’est mariée alors qu’elle n’avait que 20 ans et n’a jamais travaillé de sa vie. Elle a été la parfaite petite femme au foyer alors que mon Grand-Père partait dans des missions sur son bateau pendant plusieurs mois – pour le maximum un an et demi, si mes souvenirs sont bons. Elle s’occupait des enfants, tenait la maison, faisait à manger et ce pendant plus de 60 ans. Elle a été conditionnée, par mon Grand-Père qui était lui même conditionné par l’époque, à ne devoir que servir et tenir la maison. Être là quand on en a besoin. Attention, je ne dis pas que mon Grand-Père n’avait pas de considération pour elle, non. Il en avait, je pense qu’il en avait même beaucoup. Mais ils ont vécu dans ce schéma trop ancré de « homme qui travaille » et « femme qui reste à la maison ». Et c’est pour cela qu’elle ne sait pas ne rien faire. Elle a appris à toujours faire. Alors quand son fils, mon oncle ou mon père, lui dit « C’est bon, je vais le faire », elle ne sait pas comment réagir et sa seule réaction possible, c’est la négation. Et je pense que, grandissant et haïssant ce schéma très patriarcal, je vais finir par écourter mes visites chez elle. De cinq, je passerai à trois jours. Je sais que ce n’est pas beaucoup, étant donné qu’il faut compter deux jours entiers de trajet pour venir et repartir mais je ne sais pas si je vais pouvoir revenir et passer une semaine entière ici. Je ne sais pas si j’en suis encore capable. Mon séjour, cette année, est de 4 jours pleins, une fin de journée et un début de matinée. Et j’ai cette impression de trop. Peut-être, suis-je en train de me dire, que si j’avais commencé dès le début à m’échapper par l’écriture, que je n’aurais pas ces sensations. Ou alors, l’an prochain, je viendrai avec mon frère, comme ça, j’aurais de quoi m’évader, autrement que par l’écrit. Je n’en sais rien.

Dans tous les cas, je n’ai pas fait grand-chose aujourd’hui, si ce n’est regarder des vidéos, jouer à Candy Crush Soda Saga et commencer un nouveau bouquin qui a l’air bien moins fastidieux que le précédent. Je ne pense pas que je vais relire aujourd’hui, j’ai envie d’écrire. J’ai envie d’écrire mais que pour le blog. Si je n’étais pas en vacances, je me dirais facilement qu’il FAUT que je sois éclectique, que je DOIS aussi bosser sur mon projet de bouquin. Mais je suis en vacances et je bosse si je veux, quand je veux et pour le projet que je veux. Je crois que dans mon prévisionnel, je suis vers mi-décembre d’article programmés. J’aimerai bien avoir la banque nécessaire pour finir la fin de l’année tranquille vers mi-septembre. Je sais, je vise haut mais il ne me manque qu’une poignée d’article, je le sais pour « être tranquille » et, peut-être, faire une pause dans le blog, peut-être pas. Faire un autre projet. Faire autre chose ou ne rien faire.

Je suis toujours en train de me dire que je vais lever le pied, arrêter d’écrire, faire autre chose, mais je sais que je me fourvoie. J’ai tellement besoin d’écrire, tellement.

J’ai fini par aller chez mon oncle pour voir ma tante. Je la vois demain mais je voulais profiter de la voir dans un endroit sans ma Grand-Mère, respirer un peu, quelque part. Je sais c’est bizarre. Je suis contente d’être la mais elle est un peu oppressante par moment, alors j’aime bien m’évader. Je suis revenue à pied, pour une petit trotte d’une petite demie-heure. Puis j’ai bossé sur le blog. Et puis rien de fou, une crique ce soir. Et retour à mon ordinateur où j’ai toujours autant envie d’écrire pour le blog. Je ne sais pas comment cela se fait. J’ai vraiment des idées et des formulations typiques du blog. Est-ce que je me force, pour dire que j’ai écrit, je ne sais pas. J’ai fini deux – ou trois – articles aujourd’hui. Je n’arrive pas à me dire que je peux stopper même si je le peux. Je ne sais pas, je sens que je suis dans un bon « mood » d’écriture, alors pourquoi est-ce que je m’arrêterai ? Bonne question, impossible à répondre.

Samedi 07 septembre 2019

Je suis productive, dès le matin, ça fait du bien. Je pense que je sais que je vais bientôt reprendre le cours de ma vie normale. Les contraintes, le boulot, la formation. Plus je m’en rapproche, plus j’ai finalement envie de rester en vacances. Mais c’est toujours pareil. En écrivant ces lignes, je prends à nouveau la mesure de tout ce que je vais avoir à faire en revenant au boulot, et ça m’use d’avance. Je n’ai pas envie de reprendre. J’ai une envie de déstresser, j’ai encore envie de ne pas me poser la question de savoir ce que j’ai à faire et de faire ce que je veux. Je sais que c’est juste la fin de vacances qui parle mais tout de même. Je ne sais pas si mes prochaines vacances, je ne prendrais pas deux semaines d’un coup. Sans doute pas les prochaines mais peut-être bien celles d’après. Les prochaines, je sais un peut près quand elles sont mais je ne sais pas du tout ce que je vais faire. Je me demande si je ne vais pas faire des vacances chez moi. Ça me ferai sans doute dépenser beaucoup moins d’argent que si je partais quelque part. Mais pour y faire quoi ? Probablement pas grand chose. Mais n’est-ce pas le but des vacances ? Je voulais partir à l’Ile d’Yeu mais ça a l’air de partir en sucette cette histoire. Puis en fait, au mois de Novembre… arf, je ne sais pas. Je ne sais même pas si j’aurais les sous pour, c’est surtout cela qui me préoccupe. Je sais que si je puise dans mes réserves, j’en aurais les moyens. Mais je n’ai pas envie de puiser dans mes réserves. Pas trop, en tout cas. Et si je veux partir au Portugal avec mon frère en avril, il faut que je garde des sous de côté. Il n’a pas ce problème.

J’ai écrit déjà deux articles ce matin, je suis plutôt fière de moi. Ce qui est fou, c’est bien que je n’ai pas du tout l’impression de me forcer comme cela peut m’arriver les week-ends où je me pousse au cul pour écrire. Mais je pense que ma pause estivale du mois d’Août pendant lequel je n’ai pas tant écrit que cela pour le blog m’a fait le plus grand bien. Cerveau en veille, je n’ai écrit que sur ce sur quoi j’avais envie d’écrire. Je sais que je ne me force jamais, je me pousse un peu mais je sais que j’ai aussi parfois d’un peu de ça pour vaincre la flemme. Si je m’écoutais, je passerai mes week-ends dans mon lit.

Aujourd’hui, mon oncle et ma tante viennent manger puis je vais sans doute me prendre un bain et traînasser/écrire/lire, au choix. Ou bien ne rien faire. Ou regarde des vidéos. Ou jouer à Candy Crush. Ou sortir prendre des photos. Je ne sais toujours pas pourquoi je me suis mise à poster tous les jours sur Instgram cette semaine. Sans doute mon compte ne va-t-il me servir qu’à cela. Dans mon article présentatif, je disais que je voulais prendre des instantanées de la vie, des photos sans filtre, sans rien, sans chichis, sans mise en scène. Et c’est toujours ce que je fais. Mais dans ma vie de tous les jours, je ne pense juste pas à prendre mon téléphone et prendre une instantanée. En vacances, pour voler des moments de calme, de paix, je sais que j’ai plus tendance à le faire – on note aussi que j’en ai profité pour raconter ma vie puisque j’ai quand même pris cette photo qui n’est pas une belle photo ni très intéressante, d’ailleurs. Dans tous les cas, j’aime bien poster, je n’attends toujours pas de réponse, je n’y tiens pas. Comme je le disais dans mon article sur l’application, comme le blog, mon Instagram est mon espace et je l’occupe comme je le veux.

Ce midi : crique (encore!) et pintade. Flammekueche en entrée (tout est toujours dans la simplicité avec ma Grand-Mère).

Comme prévu, beaucoup trop à manger, du melon, du jambon cru, de la flammekueche, de la pintade, des criques, du fromage, des yaourts, de la glace, du sorbet, des fruits… En plus, ma Grand-Mère n’avait pas à faire les criques parce que c’était mon oncle qui les faisait, alors elle se sentait inutile. On a toasté ensemble à mon Grand-Père. On a parlé. On a ri. Mais je me suis encore une fois trouvée dans une discussion où je ne me sentais pas à ma place, pas à mon aise, aussi. Une discussion de réminiscence du passé, un passé qui date d’avant que je naisse. J’ai eu l’impression de revenir en enfance et d’assister à des discussions d’adultes et d’en être exclue, tout simplement parce que non, je ne connais pas la géographie de Bourg-La-Reine ou que non, je ne sais pas comment s’appelait ce centre culturel en face du conservatoire. Parce que je n’ai presque pas de souvenir de la banlieue parisienne dans laquelle j’ai grandi. Je ne me souviens de presque rien. Et puis on vivait pas à Bourg-La-Reine, en plus.

Mon oncle et ma tante sont partis, je me suis replongée dans mes articles – en cumul, je suis à une dizaine d’articles depuis que j’ai rouvert mon PC, il y a seulement… deux jours de cela. Je n’ai jamais été aussi productive et ça me fait du bien. Je me reconnecte à moi-même. Je trouve des sujets. Je me reconnecte avec mon envie d’écrire pour ce blog. Récemment, je parlais écriture avec une amie. Et je lui ai dit que si j’avais un blog, c’était aussi parce que je voulais tester de nouvelles choses, de nouveau format que le format « roman » dans lequel je m’enfermais depuis si longtemps. Si je n’avais pas eu besoin de ce renouveau, je serai encore en train d’écrire uniquement des romans, à ne jamais me renouveler. J’aime le fait de pouvoir me dire que si j’ai envie de me plonger dans un de mes gros projets de romans, je peux le faire, et si je veux me plonger dans quelque chose de plus léger, j’écris plutôt pour le blog. Les idées affluent en ce moment pour des articles, alors je vais continuer le blog, tant que cela vient. Je ne sais pas pourquoi spécifiquement là. Je sais que j’ai plein de sujets dont j’ai envie de parler. J’ai envie de parler de tout, en fait. Tout ce qui m’arrive. Le blog est à mon image : brouillon, fourmillant de mille et une pensées. J’aime cette aspect « roots » qu’il peut avoir. J’adore mon blog. Et je ne sais pas pourquoi mais je vais continuer à surfer sur la vague de l’inspiration pour le blog, je ne vais pas m’en plaindre après avoir galéré pendant presque deux mois pour trouver l’inspiration pour le blog.

Allez, j’y retourne.

Fin de journée, je travaille sur un nouveau projet d’écriture Je fais des recherches, chose que je ne fais jamais. Mais là, j’y pense. Je repère des lieux. Je regarde des itinéraires. Je vérifie des choses sur les éléments dont je ne suis pas certaines – par exemple, j’ai une personne qui collectionne les clés, donc je regarde comment on fait pour collectionner les clés. Au moins maintenant je sais que la préparation ultime avant le challenge ne me correspond pas du tout. J’ai vraiment l’impression de faire ça dans le vide, même si je sais que ce n’est pas vrai.

Après avoir regardé beaucoup trop de choses sur google maps sur la géographie de Paris et alentours, je vais aller me regarder la télé et m’abrutir devant quelque chose. Je n’ai plus la foi pour commencer un article de blog ou de me lancer dans un autre projet. Sur ce… A demain, sans doute dans le train.

Dimanche 08 septembre 2019 (relaté le lundi 09 septembre 2019)

Eh oui, hier, je n’ai pas eu la force de faire cet article. Pourtant j’en aurais eu le temps.

Départ de chez ma Grand-mère vers 10h, je réussi (miracle !) à lui payer un Sundae au MacDo avant de prendre le car. Suite à l’accident sur l’A7, le car doit prendre les petites routes bondées de monde car eux aussi sont déviés. Résultat : arrivée avec 1h30 de retard, heureusement que j’avais trois heures d’attente à la gare – et on se moque souvent de mois pour mes temps d’attente trop long… tsss. Je mange un bout, toujours chez Paul et j’attends. Le train est à l’heure. Je me suis fait le luxe – sans le savoir – de prendre une place en première, dans ce train et dans celui d’après. La classe, la première quand-même. De la place, de quoi brancher son ordi. Mais ma correspondance entre mes deux trains n’est que de 12 minutes et je n’arrive pas à sortir mon ordi et décompresser.

Comme c’est souvent le cas, mon second train est en face du premier. Moins stressée, je prends un casse-croûte au bar puis revient à ma place et… je n’ouvre pas mon article, non. Je me plonge dans ma saga, j’écris pendant deux heures pratiquement non-stop, j’avance et cela me fait du baume au cœur – j’avais un peu l’impression de la laisser tomber. J’écris, j’écris, les mots affluent et punaise ce que ça fait du bien.

J’arrive à l’heure, je retourne chez mes parents et je vais me coucher.

 

Je respire mieux, je suis chez moi. Ma parenthèse s’achève, sereinement. Il me reste un jour de vacances.

 

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