Jour. Nuit. Jour. Nuit.

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Image : Photo by DDP on Unsplash

 

Encore une question que je ne m’étais jamais posé avant d’entamer ma vie de femme active sexuellement.

Faut-il garder la lumière allumée ou non pendant l’acte ?

De prime abord, je ne voulais pas que les hommes qui partageaient mon lit me voient. Parce que je ne me trouvais pas belle, alors comment quelqu’un aurait pu me trouver attirante si même moi je me dénigre ? Comment est-ce qu’un homme aurait pu avoir envie de coucher avec moi alors que je me trouvais clairement répugnante ? Parce que oui, j’étais encore dans ce mode de penser que l’on (mes parents, mes camarades d’école, la société) m’a inculqué : quand tu fais plus de 100 kg, bah t’es tout simplement pas belle. Comment tu peux être belle alors que la société te dit que tu es un monstre ?

Donc mes premières fois, c’était dans le noir complet et je ne voulais pas que l’on me voit. Le seul que j’ai autorisé à me voir c’était mon ex, parce que je savais qu’il était amoureux de moi et que donc, dans mon esprit, il ne pouvait pas être rebuté par moi. Mais je n’étais pas à l’aise tout de même.

Ceux d’après, c’était volets, nuit ou quoi que ce soit pour qu’on ne me voit pas. Parce que j’avais honte d’être qui j’étais.

Jusqu’au Plus Gros Connard. C’était compliqué pour se voir, parce que je vivais chez mes parents et lui aussi. On se voyait sur des dimanches ou des samedis alors que mes parents n’étaient pas là.  Et c’était beaucoup plus souvent dans la journée qu’à d’autres moments. Et j’ai du accepter qu’il me voit, qu’il me regarde. Mais je pense que je ne le comptais pas vraiment comme un homme dans le sens où je l’ai connu puceau. Dans ma tête, il ne pouvait pas me comparer. Je sais, c’est con.

Puis, avec Le Plus Long, ça a été rapidement le même problème. Il travaillait de nuit, alors on ne pouvais sa voir que dans la journée. Et c’est avec lui que je me suis sentie plus à l’aise à montrer mon corps, à me dire que s’il est là, s’il m’embrasse, si n’importe quel homme m’embrasse, me touche, me prend, me triture, c’est forcément qu’il en a envie. Et surtout, entre temps, j’ai commencé à me voir sous un jour beaucoup plus « flatteur » et à ne plus (trop) me prendre la tête avec mon corps.

 

Maintenant, je profite pleinement, que l’homme qui partage mon lit me voit ou non. Je pense que c’est une question d’habitude et d’acceptation de soi. Je ne dis pas que je m’accepte complètement mais je m’accepte dans ce cadre. Je sais (enfin) que je ne force personne à coucher avec moi. Les hommes qui partagent ma vie le fond de leur plein gré. Et si je les excite, autant qu’ils me voient, non?

 

 

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