Ironie du sort ?

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Image Photo by Terry Vlisidis on Unsplash

Je commence cet article le jour de la sortie de celui-là. Et je souris parce que le titre est vraiment approprié.

En gros, il y a une semaine pour moi à l’heure où j’écris ces lignes (nous sommes le 20 décembre 2019) mon ancien plan cul, celui qui a été là, m’a contactée par Whatsapp. Improbable. Je me demandais bien ce qu’il pouvait vouloir. Oui, nous avions eu environ une discussion par mois depuis son départ, toujours dans la sympathie (et avec un peu de « je te chauffe ») mais là, je me demande vraiment ce qu’il pouvait bien vouloir. C’était une soirée où je n’étais pas spécialement bien, pas spécialement mal non plus. Une soirée jusqu’alors classique, que j’allais passer à écrire, à réfléchir, à lire et à écouter de la musique.

La discussion commence de façon classique puis il me dit qu’il va passer dans ma ville la semaine d’après et que, si ça m’intéressait… En gros, théoriquement, ce soir, je vais me faire sauter, pour être crue. C’était ce qu’il me proposait. Bien évidemment, je n’ai pas dit non. Ce n’est pas que je ne pouvais pas, je le pouvais. Mais je ne le voulais pas. Il est là, il est dispo, c’est un bon coup, à quel moment je vais dire non ? Il s’organise, il passe la nuit chez sa sœur et va officiellement retrouver d’anciens collègues à lui quand il viendra me troncher baiser sauter prendre vous avez compris le topo. Il me confirme dans la semaine que c’est sûr, qu’il sera là et qu’il me redira pour les horaires le moment venu – dans tous les cas, ce sera tard le soir, du style minuit ou peut-être un peu avant.

J’avoue que je me rends bien compte que c’est du coup toujours lui qui mène la danse, qui décide de quand on se voit et quand il partira. Mais je m’en fous. J’ai eu cette désastreuse aventure dont je vous reparlerai une autre fois et un autre depuis lui. Pendant les trois ans où il a été là (référence inception), j’avais l’habitude d’un rythme de baise plus soutenu. Et si je ne me plains pas de mon nouveau rythme, je ne dis pas non plus non à une partie de jambes en l’air – sans doute littéralement vu les préférences de Mossieur.

Une question résonne tout de même malgré moi dans ma tête : et si c’était une mauvaise idée ? Mais mauvaise selon qui, selon quoi ? Mauvaise parce que je lui ai théoriquement dit adieu et que je le revois ? Mauvaise parce que la société ne voit pas d’un bon œil le fait de revoir les gens que l’on a rayé de sa vie ? Pour ma part, je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée. Franchement, j’ai juste envie qu’il me prenne bien et que je sois satisfaite après. Ce n’est pas une histoire de remettre mon compteur à zéro, c’est vraiment une histoire de prendre mon pied.

Pourtant, depuis ce matin, je suis sur le qui-vive. J’attends un texto, quelque chose qui fait qu’il ne pourra pas venir. Pas de ma volonté, mais de la sienne. Il a déjà eu cette attitude envers moi – un oui puis en fait un non. Je sais, de par nos échanges, qu’il en a tout aussi envie que moi mais une voix dans ma tête me souffle qu’il va abandonner, je sais, c’est con, je le connais. Il ne m’aurait pas confirmer s’il n’était pas sûr de lui. Mais on ne choisit pas sur quoi on fait des fixettes, après tout.

Et si ce n’était pas aussi bien que dans mon souvenir ? Cette question là aussi tourne dans ma tête. Je ne sais pas pourquoi je me pose cette question (con, au passage). Je sais que ça va être bien. Le sexe n’est-il pas comme le vélo, ça ne s’oublie pas ? Pour être vraiment honnête, j’ai hâte de voir si nos corps vont se reconnaître, si je vais ressentir quelque chose de plus que ce que je ressentais alors, à mon « habitude ». J’ai un peu peur de ma réaction, aussi. C’est un peu comme si je rouvrais une page d’un livre que j’avais bien aimé mais que je ne savais pas si j’avais envie de relire. Je ne sais pas trop comment expliquer. Ah si. Pour rester dans la même métaphore, c’est un peu comme si je m’apprêtais à lire un bouquin, que j’allais lire les trois premières pages, qu’il était génial mais que je n’avais pas le droit de continuer. Parce que c’est ça aussi qui peut-être me pèse un peu. Je sais que ce n’est qu’une nuit – même s’il a laissé entendre que cela pourrait se reproduire. Là, ce soir, ce soir sera figé dans le temps. Il arrive entre 23h et minuit (je pense) et repart pas plus tard que 2h du matin. Je dois me contenter de ça, et je ne dois rien trouver à redire. Parce que qui suis-je pour me plaindre ? Je ne suis rien, en fait. Peut-être que ça me pèse ou que je crois que ça me pèse parce que je me dois de me poser des dizaines de questions avant qu’il ne vienne.

Le programme est clair : il entre et on baise. Je compte lui dire qu’il ne faut pas qu’il s’attarde sur ma nouvelle déco, on s’en fout. Ce que je veux c’est lui, sur moi, en train de me toucher, de m’embrasser, de me caresser. Il est d’accord. Il le veut aussi. Mais un soir sera-t-il assez ?

*******

Update post baise : Nous sommes maintenant le 21 décembre (joyeux Hiver, apparemment) et je ne viens pas de me réveiller. Je viens d’allumer mon ordinateur ou presque et j’ai passé la matinée à penser. La matinée à penser que… que c’était bien. Alors bien sûr, il n’est pas arrivé à l’heure qu’il m’avait dit, il est arrivée un peu plus tard. Pour faire un ratio et une exposition de la « relation » que nous avons, il est resté 1h45 avec moi. Nous avons baisé pendant seulement dix minutes. Mais qu’est-ce que c’était bon. Je sais que cela peut paraître peu, mais nous avions tous les deux besoin de juste baiser, pas de sentiments, rien que du sexe pur pendant dix minutes pleines, du sexe entre deux personnes qui se connaissent, deux corps qui se connaissent et deux cerveaux qui savent ce qu’il faut faire pour faire plaisir à l’autre. Comme je le pensais, nos corps se connaissent et le moment a été … puissant, satisfaisant, aussi. Je n’ai rien ressenti d’autre que ce que je m’attendais à ressentir : du plaisir et le fait de retrouver un pote, un vieux pote à qui je n’ai pas parlé depuis longtemps. Et c’était ce que c’était. Et c’était bien.

Et je sais que je ne laisserai personne me dire que j’ai eu tort. Parce que je sais que je n’ai pas eu tort. Je sais que j’ai fait ce que j’avais envie de faire, quand j’ai eu envie de le faire. Et ça, ça n’a pas de prix, ni de valeur, et ça ne peut qu’être bon, parce que c’est ce que je voulais.

3 commentaires

  1. J’ai toujours dit « je ne dois rien à personne si ce n’est à moi même ».
    Alors quand j’avais envie de faire quelque chose, je le faisais.
    L’important, c’est d’être sûr de soi, de ne pas regretter. Les autres jugent ? On s’en fout ! Tu vis pour toi, pas pour eux.

    Aimé par 1 personne

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