La Fabrication d’un Mensonge – Audrey Diwan

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Je me souviens encore de comment j’avais entendu parler de ce livre. C’était sur Les Filles du Mouv’ (la belle époque du lycée, si tu connais, big up !) et justement, je crois bien qu’Audrey Diwan était invitée en début de soirée pour parler de son livre. On devait être en 2006 quelque chose comme ça. Je me souviens m’être dit que si on en parlait au Filles du Mouv’, c’était vraiment que ça devait être super.

Alors j’ai acheté le livre.

Résumé (ICI) :

 » Si j’avais eu un peu d’intuition, je ne serais jamais entrée dans cette boutique au néon clignotant, un néon qui hoquetait fièrement Mariage 2000. Un soir où je descendais le boulevard Magenta, j’avais repéré de loin sa grande enseigne rose et son offre imbattable sur la vitrine : -20 % suries voiles en mousseline. Et, quand j’ai vu la petite annonce, Recherche personnel urgent, je n’ai pas pu résister. « 

 

Première chose à dire, c’est un roman très facile à lire, même si on comprend pas forcément tout. La lecture n’est pas si fraiche que cela mais je me souviens que j’ai vraiment pas eu du mal à le lire. C’est une jolie plume sans rien de particulier, facile à lire.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est la justesse des propos, plus que la teneur de l’histoire – d’ailleurs, même avec le résumé, je ne me souviens pas de grand chose au final. Mais je vous ai sélectionné mon passage préféré pour vous montrer de quoi je parle. C’est un passage que je relis de temps en temps, parce qu’il est tellement vrai. Crédit à Audrey Diwan, pour sa plume et sa vérité profonde et pour la justesse de ses propos.

Attention : SPOILER.

« Mais je vais te confier un secret, celui de la fabrication artisanale d’un mensonge. C’est grâce à cette recette que je me suis toujours sortie des pires galères de ma vie. C’est pas sorcier en fin de compte. Tu choisis un solide morceau de réalité, tu l’ouvres et tu y greffes délicatement un détail. Ensuite, tu recouds et tu attends de voir si ça prend. Tu le laisses cicatriser dans ta tête et, sans t’en rendre compte, tu commences à l’oublier. Si la greffe est réussie, le mensonge devient un petit morceau de ton histoire. Un bon mensonge est un mensonge que l’on se raconte d’abord à soi. Et naturellement, un jour, dans une conversation, il ressort tout seul. Le mensonge a germé. Il est mûr. »

Finalement le cœur du bouquin pour moi, la recette parfaite du mensonge réussi.

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