Retour en enfance : Névache 2020

J’ai fait un genre de burn-out en avril-mai 2020 – dans tous les cas un ras-le-bol monstrueux. Mais je pense que c’était un genre de burn-out parce quand tu vas au boulot en chialant, c’est qu’il y a un problème. Et je savais que j’allais devoir prendre le temps de me ressourcer et je voulais prendre des vacances. Et j’avais pensé prendre un air bnb quelque part ou juste rien faire mais en fait, je avais que rester chez moi n’était pas une option. Parce que je veux vraiment faire une pause.

Et en discutant avec mes parents, je me suis rendue compte qu’ils voulaient partir et au final, on va partir ensemble dans les Alpes, à Névache – mes parents ont un chalet là-bas. Et donc, on va aller là-bas. J’ai fait une mise au point avec ma mère : si j’ai envie de rien faire, je ne fais rien. Ils sont OK. Avant d’aller dans les Alpes, on va chez mon frère pendant un week-end. Au moins, j’aurais vraiment une pause. Allez, tu me suis ?

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Vendredi 3 juillet : Il était donc prévu que nous partions ce jour en début d’aprem, puisque je finissais à 13h30 ce jour-là – seul avantage de commencer à 6h. A ma pause, je vois un message de ma mère me disant de l’appeler, sans trop de précision. Sans me formaliser, je m’exécute et là, c’est le drame. On ne part pas. On ne part pas parce qu’elle pense avoir le COVID, qu’il faut qu’elle aille chez le médecin, qu’elle s’en veut parce qu’elle a peur de nous le refiler, parce qu’elle a peur… bref. J’ai peur, je suis soûlée que mes vacances soient annulée donc tout ça fait que : crise d’angoisse pendant ma pause. Joie. J’appelle ma meilleure amie, je discute avec une autre, j’essaye de rationaliser mais une partie de moi flippe sa mère parce que bah merde j’ai pas envie qu’un putain de virus de merde tue maman.

Directement après le boulot, je rentre chez moi, j’appelle ma mère, je me suis calmée, elle aussi. Elle va aller chez le médecin, elle va me rappeler, on voit ce qu’on fait. Discussion aussi avec mon frère qui reste et avec qui je lui dit que dès que j’ai des news, je transmet. Ma chef m’appelle, on reste une petite heure en ligne, ça me fait du bien de parler boulot – ironie du sort. Je m’endors. Ma mère m’appelle alors que je me réveille t en fait, elle n’a rien, comme je le pensais depuis le début. Bref. Je pars donc direction chez eux et je reste dormir la nuit, le projet étant de partir le lendemain.

Samedi 4 juillet : départ sur les chapeaux de roues vers 8h30, ouais ouais, on a peur de rien. Route, pas grand chose à dire. Arrivée à Tonnerre, dans l’Yonne, vers 16h – avec escale à Chablis quand même parce que nous on aime le vin, dixit mes parents. Mon frère, un copain à lui, sa femme et leur fils dans la maison. Une heure après être arrivée ou peut-être deux, je ne sais plus, on se rend à la rivière de Tonnerre pour un petit plouf. Au final on a beaucoup marché (à mon goût) et j’avoue que j’avais beaucoup de mal à suivre – comme souvent quand je marche avec des gens. Soirée sympa avec repas et jeux divers. Jusqu’à la petite bagatelle de 1h du matin… j’écrase.

Dimanche 5 juillet : Réveil à 9h, je discute un peu avec mon père, on prend le petit déj, je commence « La mécanique du cœur » que je finirai dans la journée. Quand les autres sont allés faire une ballade, je me contente de dormir et de lire, allongée sur le canapé, comme c’était le projet pour toutes mes vacances. Soirée sympa, repas et dodo après un peu d’écriture parce que Juillet oblige > Camp Nano.

Lundi 6 juillet : réveil à 7h30, nous partons de Tonnerre pour Névache vers 9h. La route n’est pas très longue (6h) mais je m’endors assez vite. On mange, bref de la route quoi. Arrivée au Chalet à 16h30-17h, je décide de me renseigner sur la façon d’ouvrir le Chalet. C’est un vieux Chalet, il faut donc aire des manip’ particulières. Bref, je vois ça avec mon père, on prend le temps. Rien dans le frigo ou dans les placard, on décide d’aller manger au resto : C’est moi qui invite ! Je réussis à caler une session d’environ 40 minutes d’écriture, je suis assez fière de moi. Au resto : sympa sauf un type derrière mes parents qui fait plusieurs remarques grossophobe – je n’ose pas encore éduquer les gens. Retour au chalet : écriture et rédaction du début de cet article. Je pense que je vais aller lire parce que j’ai besoin de me déconnecter un peu des écrans – cette semaine va aussi servir à ça !

Mardi 7 juillet : réveil en douceur vers 8h30, je descends et prends le petit déj avec mon frère, sous l’œil attentif du paternel – en fait, il lit un journal, mais bon, il est là. Sur les coups de 9h30 mon frère part au bar wifi se trouvant en bas du hameau pour télétravailler – eh oui, il n’est pas en vacances – et je profite de son départ pour bosser un peu sur le blog. Au vu du fait que je n’ai amené que mon mini PC avec moi, je ne peux pas faire des changements majeurs mais je profite pour faire des articles ou revoir d’anciens. Puis c’est l’heure de faire les menus et accrocher le linge – les parents partent faire des courses pendant que je reste à voir ce que je vais faire dans la journée et surtout ce que j’ai à faire. Même en vacances, je me crée des to-do list pour ne pas perdre le nord. Certes, je ne vais pas au travail à proprement parlé mais je continue à m’occuper du blog et à écrire et ça, pour moi, c’est du boulot aussi. Je le fais bien sûr avec une passion qui n’est pas là quand je suis au travail mais je le fais tout de même comme du travail.

Je pense que je vais aller dehors un peu cet aprem et sans doute essayer de faire la ballade que l’on faisait en premier quand on arrivait quand on était petit : les Thures, juste derrière le chalet. Mais sans pression et surtout sans personne. Normalement les parents vont à Briançon cet aprem pour voir pour acheter les matelas et faire des grosses courses donc je serai tranquille pour partir du chalet. Au pire, j’irai juste me promener et prendre des photos. Je vais voir. Sachant que dans tout ça, il faut que je cale une séance d’écriture pour mon Camp Nano – je ne veux pas être en retard. Et surtout, j’ai vraiment la sensation que je vais pouvoir finir ce premier jet ce mois ci. On verra bien. En attendant le retour des parents, c’est le moment de lire.

Bon, échec cuisant pour les Thures, je ne suis allée qu’au début de la ballade, m’arrêtant au bout de .. 200 mètres. Je suis donc restée dans le chalet, j’ai regardé des vidéos sur Youtube – adieu ma data – et j’ai traîné dans la maison. Puis bain. Repos, discussion avec mon frère puis avec mon père. J’écris un peu ma journée et je pense que je vais descendre, on ne devrait pas tarder à manger, je pense. Fait marquant de la journée : j’apprend que Sébastien Japrisot est un pseudonyme, quelle déception, ça paraissait tellement beau. Ah oui, j’ai fait ça aussi : j’ai fait un tri de tous les bouquins que je voulais embarquer et pour l’instant, j’en ai 13. Sachant que si je les lit ici, je me ferais pas chier à les emmener chez moi, faut pas déconner non plus. Je serai assez pour qu’on fasse un petit jeu ce soir, à voir si d’aucuns sont partants.

Repas sympa : gratin de riz courgettes – tomates. Puis partie de Guerre des Moutons puis Bonhanza. Je viens me coucher, j’ai pas encore écrit mais il faut que je le fasse, juste après mon racontage de vie. J’ai parlé de mon blog à mon frère, il s’intéresse un peu. J’avoue que je serai curieuse de voir comment il réagirait en lisant ce que j’écris. Je ne sais pas, peut-être que je lui donnerai l’adresse si d’aventure il me la demande. Mais je ne pense pas que le contenu puisse l’intéresser des masses no plus. Les aventures d’une trentenaire célibataire il faut dire que bon, il est pas trop concerné. Puis il y a toute la partie « vie sexuelle » qui m’ennuie un peu qu’il sache. Mais bon, il pourra bien faire comme il veut s’il / quand il trouvera mon site. En attendant, je dois bosser sur mon bouquin. Demain il faudra vraiment que je m’y mette sérieusement – ou pas.

Mercredi 8 juillet : réveil tendre vers 8h30, non avant, je ne sais plus. En tout cas réveil quand j’ai envie, comme je veux. Je prends vite fait un petit dèj et puis je lis, tranquillement. Un type passe car nous avons quelques essaims de guêpes aux fenêtres de la maison. L’opération prend moins d’une demie-heure. On décide d’aller au village ce matin – une grosse demie-heure de marche – et j’en profite pour prendre des photos. En arrivant, on décide de manger au resto, bien sympa. Retour au chalet sous la chaleur et le cganard : résultat, coup de soleil sur l’épaule.

Retour au chalet : je dors pendant trois heures. Joie. J’essaye de dire à ma mère que je perds du temps, elle me répond que je suis en vacances et c’est vrai, je suis en vacances mais en dormant dans la journée, j’ai l’impression de perdre du temps, c’est comme ça. Je me réveille, j’écris un peu, puis je commence mon article et me fais interrompre par mon frère resté non en vacances et on discute pendant 40 minutes. Puis repas (quiche) et jeu (belote + qwirkle) et ensuite, j’écris encore un peu pour faire mon quota du jour (je ne vais pas bien au dessus ces temps-ci) et j’écris ces lignes. J’ai quand même fini « Le cuisinier » aujourd’hui puis je vais commencer « Les Combustibles » d’Amélie Nothomb, même si je n’avais pas aimé « Stupeur et tremblements », je donne un seconde chance. C’est l’heure d’aller lire et dormir.

Jeudi 9 juillet : réveil un peu avant 8h, je descends et tombe sur mon père, prêt à aller aux Thures. Grand bien lui fasse. Je ne compte pas tenter de marcher de nouveau, j’ai mal aux mollets. Je continue de lire « Les combustibles », je prends mon petit dèj et finit le livre. Reste à savoir ce que je continue ensuite, le livre est tout trouvé quand j’arrive dans ma chambre, « La machine à démonter le temps ». Un roman un peu long – entre 300 et 400 pages, je devrais pouvoir le finir avant de repartir lundi, je pense. Mon frère travaille depuis la maison aujourd’hui, j’ai mis mon portable en point d’accès Wi-Fi pour qu’il puisse avoir des conditions sympa pour bosser. Il faut avouer que les miennes ne sont pas les meilleures, je bosse sur une commode, assise sur un tabouret. Je pense que je vais accepter l’offre de madre d’aller bosser dans sa chambre, équipée d’une table et de chaise. En attendant, je vais écrire un peu et puis je vais aller commencer mon nouveau bouquin, je pense.

Repas que j’ai préparé ; chili con/sin carne. Vraiment pas compliqué. Mon père s’extasie alors que c’est vraiment pas compliqué. Il est mignon, il voulait une recette. Bah tu mélange tout dans une casserole et ça cuit. Dingue ? Après le repas, petit thé puis repos pendant deux heures. Une fois debout, je lis, puis j’écris un peu. J’ai déjà fait mon quota mais je pense que je vais réécrire ce soir. Je tente les 2000 mots. Je sens que je suis vers les deux tiers de mon bouquin les actions vont commencer à s’enchaîner et le plan (que je dois revoir mais que j’ai la flemme de revoir) est fluide presque jusqu’à la fin. Ce sera, comme je le prédisais un roman court, rapidement fini et je vais pouvoir passer à un autre projet, en l’occurrence, une réécriture, je pense. Mais je ne suis pas rendue là, encore.

J’ai pris des photos, discuté un peu avec mon père et puis là, j’écris ces lignes, j’entends N’oubliez pas les paroles en fond, je pense que je vais rejoindre ma mère, passer un moment devant la télé. Je ne reprendrai pas cet article avant demain – je pense. Ce soir, repas, jeu peut-être et puis écriture et lecture, comme tous les soirs depuis mon arrivée. Rien de bien folichon.

Vendredi 10 juillet : Réveil à 7h15, vous vous foutez de moi ? Je traîne dans mon lit et arrive à épurer mes mails du blog, donc petite victoire au réveil. Je descends finalement assez tard – vers 9h – pour prendre le petit déjeuner. Puis, on appelle ma grand-mère qui a 83 ans aujourd’hui. Direction ensuite le marché ds saveurs de Névache, événement annuel bien sympa (dans le temps) mais qui a, il faut bien le reconnaître, perdu de son charme. J’achète tout de même une babiole à un artisan et un sirop de myrtille bio puis retour à la maison. Je ne fais rien si ce n’est jouer à Plants VS Zombies avant le repas. Ensuite, je sens que je m’endors alors je me couche et trois heures de sieste. Pas mal, Céline. Au réveil, j’en profite pour appeler ma mamie (la maman de ma maman) et je lui parle pendant quelques minutes. Puis je m’attable parce que mine de rien, je n’ai encore rien fait de constructif de la journée. Je sais que je suis en vacances et je n’ai pas besoin d’être productive mais j’ai tout de même une conscience qui me rattrape et surtout, surtout, je ne veux pas perdre le rythme. Donc là, c’est parti pour écrire un article et un peu de mon roman – dont ça fait trois jours voire plus qu’il faut que je revois le plan. Mais qu’est-ce que j’ai la flemme. Courage ? Non, je ne pense pas. La suite de la journée le dira. Finalement ça a été Belote puis Barbu, repas et deux parties de Rummikub. Une soirée bien sympathique qui enlève un peu de ma tête le fait que je repars déjà dans deux jours.

Samedi 11 juillet : Nuit compliquée. J’ai rêvé du boulot. Donc j’ai mal dormi. Je me suis réveillé à 8h, descendue à 9 puis remontée à 10. Douche rapide, puis jeu avec maman et puis écriture – un peu. Ce midi, c’est resto, sans doute payé par les parents et puis cet aprem, c’est lecture, un peu d’écriture et peut-être un peu de jeu. Il faudrait que je revois mon plan, mais j’ai une de ces flemmes. Je pense que je vais le faire, malgré tout, mais ça me casse les… ovaires ? Bref. J’aimerai bien aussi finir « La machine à démonter le temps », parce que je suis un peu perplexe sur cette lecture et comme je ne sais pas abandonner un bouquin, je préfère le finir vite, quitte à passer à côté. D’ailleurs je vais utiliser les quelques minutes qui me restent avant de partir pour continuer ma lecture.

Retour, j’avais pour projet de ne pas dormir mais la fatigue a eu raison de moi et je me suis écroulée. J’ai donc un peu lu, un peu écrit mais pas des masses. J’ai joué un peu avec mon frère et ma mère et puis là je suis partie pour lire un peu et dormir encore. Ma mère dit que c’est l’altitude qui me fatigue comme ça, je ne sais pas si j’y crois vraiment. En tout cas, je suis pas mal fatiguée alors est-ce que je rattrape ou est-ce que c’est vraiment juste parce que c’est l’altitude, je ne sais pas. Mais je dors beaucoup, en tout cas. Il ne me reste plus qu’à prendre mes cachets et faire mon prévisionnel de demain et hop, dans le lit.

Dimanche 12 juillet (joyeux anniversaire à toi qui ne passeras sans doute jamais ici) : Réveil à 7h, je dis non et me rendors pour une heure et demie. C’est un peu mieux. Je traîne quand même dans mon lit et descends vers 9h, je crois. Je finis ce matin « La machine », heureusement. Suite au fait que j’ai terminé, je me mets à écrire, tranquillement, la suite de mon chapitre de mon bouquin, je suis toujours dans les clous du Camp Nano, ça me fait plaisir. Un peu en avance, je crois, mais pas tant que à ça. Je me dis qu’il faudrait que je prenne de l’avance car je ne sais pas si je vais pouvoir écrire tant que ça demain sans doute pas trop. Ou alors en rentrant chez moi mais je pense que je vais me coucher tôt. Quoi que, peut-être pas tant que ça. J’en sais rien, on verra bien. J’avoue que la perspective de retrouver le WIFI m’enchante. J’ai un peu fait une cure de Youtube à être ici, loin de toute connexion internet – sauf en partage de connexion mais bon, je n’ai pas la data illimité et ne m’en sers que pour écrire mes articles et si ma mère ou mon frère le demande. Et pour regarder Instagram, j’avoue tout. Programme de l’aprem donc : repos, jeux, sans doute, écriture, peut-être et lecture d’un tout petit bouquin.

Il est 17h25 alors que j’écris ces lignes, j’ai joué avec la famille et puis j’ai pas encore écrit pour le moment – je vais le faire juste après – et j’ai lu un petit bouquin « Inconnu à cette adresse » » qui est vraiment très… très intéressant. J’en parlerai je pense, un jour. J’ai joué aussi avec ma mère à Superbuzzer pendant une petite heure. Et nous voilà déjà à l’heure où j’écris. Je vais me mettre à mon bouquin et sans doute attaquer ensuite le nouveau Joël Dicker. Ou alors écrire mes articles ? Je ne sais pas encore.

Finalement j’ai écrit un peu mon bouquin, j’ai bien avancé puis j’ai commencé le Dicker. Repas, puis belote – on a gagné avec mon frère – et puis je suis venu ici, je fais un peu ma valise, je range, pour le départ de demain. Je n’arrive pas vraiment à voir que demain soir à cette heure-ci, je serais chez moi, dans mon environnement familier, bien que froid de mon absence. Je sais que je avis retrouver rapidement mes marques tout de même, plus vite que je ne le pense maintenant. Après le repas, j’ai écris un peu aussi. J’aime à penser que je n’ai rien oublié ici; rien n’est perdu de toute façon. Dernière nuit dans ce chalet que je n’avais pas vu depuis onze longues années et qui m’a permis une coupure plus franche que si j’étais restée chez moi. Maintenant, c’est l’heure de Dicker. On est fan ou on ne l’est pas.

Lundi 13 Juillet : Réveil à 7h. Oui, 7h. Impossible de me rendormir. Impossible aussi d’oublier que ce soir, je serais chez moi. J’en parle avec mon père en descendant. Matinée « chargée » on part à l’heure prévue. Mon père râle, pour changer. Sur quelque chose qui ne le concerne pas, pour changer. Trajet en voiture se déroule bien, impossible de lire dans ces lacets entre Briançon et Grenoble. Le Lautaret ne pardonne pas. Train à Grenoble pour Lyon, où je n’attend pas tant que ça, mais où je paye de nouveau 90 cents juste pour le privilège d’aller pisser. Déficit dans la SNCF ? Je ne sais pas. Je prend ma place dans le train de retour à 16h30. Ce soir, mon frère vient me chercher à la gare, celui qui était resté en arrière, celui qui travaillait encore – même en télétravail. Celui qui va me sauver de devoir garder mon masque une heure de plus, celui qui va juste m’aider à arriver plus vite chez moi. J’ai hâte. C’est ça que je n’aime pas. Que j’aille en Ardèche ou dans les Alpes ou ailleurs, le trajet de retour est toujours très long. Est-ce moi qui suis loin de tout ou les choses qui sont loin de moi ? Je ne sais pas. Dans la gare de Lyon, pas tout le monde portait le masque, alors je me suis un peu énervée, seule dans mon coin? Mais je ne me sens pas légitime à dire quoi que ce soit. qui suis-je pour faire la leçon aux autres ? Oui, c’est chiant de porter un masque, personne ne dira le contraire. Mais la maladie, la fameuse maladie est encore là, alors on ne peut pas faire comme d’habitude. La seule chose que j’ai faite, c’est la bise à mes parents et mon frère avant de partir, nous avons vécu ensemble pendant sept jours alors qui a le corona l’aura donné à tout le monde. J’ai également un peu avancé dans la lecture du Dicker, comme ma mère je suis sceptique mais ça reste Dicker. Je vais écrire un peu – pas forcément pour me donner bonne conscience – mais parce qu’on est toujours en juillet et j’ai toujours un but à atteindre. J’ai vu que la semaine prochaine, une « writing retreat » était prévue tout le week-end, je pense que ça va me faire du bien de me plonger à fond dans l’écriture pendant deux jours. Je sens aussi que j’ai besoin de m’y remettre « vraiment », comme si je n’avais pas écrit, ces derniers jours.

Mon bilan ? J’ai eu le droit à une vraie coupure. Oui, j’ai pensé au boulot mais c’est assez vite parti quand je me suis rappelé où j’étais. Loin, très loin. Le plus loin possible de tout et de tout ce que l’on peut faire en France – façon de parler. J’ai pu prendre le temps de lire, d’écrire aussi, de passer du temps avec ma famille, de dormir et de ne rien faire. Ce que j’aime, ce sont des vacances simples. Et c’est sans doute ce que je ferai pour mes vacances de Septembre. Je ne sais pas encore quoi exactement, mais je sais que ce sera simple, vraiment simple. Je n’ai plus envie de me prendre la tête à faire des choses parce que c’est « ce qu’il faut faire ». Non, je veux profiter comme moi je profite. En lisant, en écrivant, en conduisant, en ne faisant rien, en nageant et en faisant toutes ces choses qui me ressourcent déjà au quotidien, dans ma « vraie » vie, mais les étendre. De beaucoup. Parce que j’en ai envie. Parce que c’est ce qui me fait vibrer. De bonnes vacances, une bonne réflexion et un nouveau regard sur ma vie. Un regard neuf et positif qui me manquait, jusqu’alors.

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