Encore une histoire d’amitié partie en fumée

Photo by Jens Lelie on Unsplash

Comme une autre histoire d’amitié que j’ai déjà raconté ici, on part de l’année 2014. J’arrive dans une nouvelle promo dans le cadre du Master et je ne connais pas grand monde. Je dois choisir quelqu’un pour faire un binôme et je tombe sur cette fille. Elle arrive aussi, alors on s’entend bien. On commence à passer du temps ensemble en cours et puis hors des cours.

On passe le CAPES ensemble et on discute bien. On devient amie, en tout cas pour moi. Elle devient un peu ma confidente, parce que j’ai besoin de parler de ma vie.

Suite à ça, je devient prof, on discute encore puisqu’on est encore dans la même promo à la fac. On fait encore des groupes et je me mets souvent avec elle. Et puis, j’arrête l’éducation nationale, je deviens chômeuse et j’avoue que si elle n’avait pas été là, j’aurais sans doute sombré. Je ne pense pas que j’allais bien mais je ne voulais pas vraiment le voir. Et elle était là, elle m’a été d’un soutien sans faille aussi. Elle était là quand j’allais mal et vraiment, c’était la folie.

Elle était aussi là, quand je suis allée au Pays de Galles en 2016. J’avais prévu ce voyage pendant les vacances scolaires parce que j’imaginais encore que je serai encore prof alors. On est parti quatre jours au Pays de Galles pour voir un ami qui était assistante là-bas pendant un an et c’était trop bien. J’ai revu cette ambiance que j’avais apprécié quand j’étais à Londres – parce qu’on a aussi passé un moment à Londres, faut pas déconner. Et c’était quelques jours bien sympa.

Et ensuite, elle a eu son CAPES. Trop bien. Et pour l’été 2016, elle devait rentrer chez elle, loin. A la Réunion, en fait. Alors, on l’a aidée. Parce que c’était mon amie et que ça me paraissait normal. On l’a aidé à déménager. On l’a accueillie chez mes parents pendant quelques jours entre son déménagement et son départ pour la Réunion pour ne pas qu’elle aille à l’hôtel. Pour information, mes parents trouvaient ça normal aussi. Et on a gardé ses affaires le temps qu’elle revienne de la Réunion.

Et là boom. Elle ne revient pas. Elle démissionne de l’éducation nationale avant même d’avoir commencé parce qu’elle s’est trompé dans son billet. Ses affaires restent chez mes parents – j’ai pris mon appart à ce moment là.

J’attends. Les appels, les nouvelles s’éloignent. De plus en plus. Un jour, je lui dis. Elle me répond qu’elle a des choses à faire, qu’elle doit s’occuper de ses frères, qu’elle doit faire des trucs dans la maison… Bref. Elle se cherche aussi, ce que je comprends. Mais le contact se rompt, malgré le fait que je lui dise que cela me peine. Rien ne change.

Un an plus tard, les affaires sont toujours là. Les appels, pas vraiment. Alors, je prends la décision de lui envoyer. On fait une liste avec ma mère. Une liste de tout ce qu’elle a laissé chez moi. On lui partage, via Google Drive.

Un mois, deux. Je lui demande de regarder. Elle me dit qu’elle n’a pas trop le temps. Je crois qu’elle a recommencé une formation à ce moment là. Pas facile. Je patiente. Puis je perds patience.

Un jour, je l’appelle et je lui dis qu’elle doit se décider. On doit être sur un an et demie que ses affaires sont chez moi – enfin, toujours chez mes parents. Bon entre temps, j’ai eu une vie, j’ai commencé à bosser et j’avoue que c’est plus ma mère qui pète un câble.

Deux ans après. Je m’embrouille avec elle. Je lui dis qu’elle est même pas foutu de me répondre alors que merde, il faut juste qu’elle prenne le temps de regarder un tableau excel. Finalement, elle me dit qu’elle veut tout garder parce que ce sont ses affaires et qu’elle veut les trier elle-même. Envoyer plus de vingt kilos d’affaires à la Réunion, c’est pas donné. Et ce n’est pas moi qui vais payer.

J’ai eu un moment où je me suis dit que j’allais payer. Mais de mémoire, ça devait monter dans les 100-150 euros. Donc au final, c’était non.

Et puis ça a été l’ultimatum. Je lui ai dit que soit elle se décidait, soit je virais tout. Parce que j’en avais marre et que je ne voulais plus de tout ce merdier chez moi – à l’époque, je crois bien que c’était chez moi. Et là, elle me dit que j’ai qu’à tout jeter / récupérer.

A partir de là, au moins, c’était plié. Et je pense que notre amitié s’est arrêté à ce moment là. Même si je ne m’en suis pas rendue compte. Et puis les contacts se sont éloignés davantage et un jour, comme je le fais pour que ma « conscience » soit tranquille, j’ai fait un point avec elle. C’était terminé de notre amitié parce que je ne voulais plus de cette situation, que j’avais compris, avec l’histoire de toutes ses affaires, que ça n’allait jamais rien donner. Jamais. Et que ça me désolait mais bon, je préférais arrêter de me prendre la tête avec ça.

Les gens qui me font du mal, vous l’avez compris maintenant, je ne m’embarrasse plus avec. Et j’en ressors vachement mieux.

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