Ma psy va-t-elle lire ce blog ?

Image par Oliver Kepka de Pixabay

Réflexion qui date de l’an dernier. En ami, pour être précis. Le jour de cet article. C’était une séance où je venais avec un sujet en tête, qui n’avait aucun rapport avec le sujet de cet article. Pourtant… la transition, s’est faite assez normalement. Elle est bien pour ça, ma psy.

Charlotte, si vous passez par là, je vous aime toujours autant.

Elle me parlait de Annie Ernaux, pour je ne sais plus quelle raison et elle me disait que la personne avait écrit beaucoup – voire que – des livres introspectifs, parlant de son expérience, en disant que si elle a vécu telle situation comme ça, ça va forcément parler à quelqu’un.

Et je me suis dit : tiens, c’est le moment de lui parler de ça. A savoir que cela faisait plus de deux ans que je la voyais. Donc je lui dis « ah, bah c’est comme moi, quand je parle de truc sur mon blog, mon but, c’est que si une seule personne ressent la même chose, je serai contente ». Vous le savez si vous suivez. Mon but, c’était le partage. Faire comprendre aux gens qu’ils ne sont pas forcément seuls.

Et là, elle me demande un peu de parler de mon blog, de ce que j’y raconte. Je lui dit que je parle de ma vie, de tout ce qui me touche, de ce que je veux en fait. C’est mon espace et j’y mets bien ce que je veux. Et elle me demande « et moi, je peux le lire ? »

Et j’ai pas du quoi répondre. Certes, c’est une personne qui me connait, au moins d’une certaine manière. Mais justement, je sais qu’il y a plein de choses qu’elle ne sait pas sur moi. Tout ce dont je parle sur les sites de rencontres ou mes anecdotes de cul, clairement, je lui en ai assez peu parlé. Pourtant, je me suis dit que ça ferait gagner du temps qu’elle aille lire mes 600+ articles plutôt que je lui raconte ma vie. Ce n’était ni oui ni non, c’est un peu ça qui m’a perturbée.

Elle me demandait ce qu’il en était pour mes parents, je lui ai dit que non, ils savent – et encore, pas certaine – que j’ai un blog – même deux – mais ils ne m’ont jamais demandé ce que j’y postais. Mon plus grand frère m’avait demandé de lui parler de mon blog lecture et il sait que j’ai un blog personnel mais il ne m’a jamais demandé l’adresse et s’il a trouvé, il ne m’en a jamais parlé.

En fait, ça rejoint toujours le truc de l’anonymat. Ok, vous savez que je m’appelle Céline. Que j’ai 30 ans. Vous voyez environ ma tête. Mais si vous ne me connaissez pas dans la vraie vie, vous ne pouvez pas venir me dire « au fait, t’as mis ça sur ton blog, je voudrais t’en parler ». J’ai encore du mal à imaginer que, peut-être, un jour, ça arrivera. Je sais que ma meilleure amie l’a fait un ou deux fois, pourtant, elle sait tout sur ma vie. Et ça m’avait mise mal à l’aise.

Alors ma psy… je ne sais pas. Peut-être. Ni oui ni non, actuellement. Peut-être, juste, peut-être.

Charlotte, si vous passez par là, il faut croire que j’ai changé d’avis.

Un commentaire

  1. Je trouve que tu décris très bien la vie de ceux qui fréquentent les psy. Des années que je me bats pour que la mienne lise ce que je publie et je viens seulement d’y parvenir. Comme l’écriture c’est ma thérapie, du coup je n’ai plus besoin d’aller la voir. Ca fait des économies.

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