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[S. c’est bon, t’as pas besoin de lire, tu connais déjà tout]

Parce que je suis une femme et que j’ai la mémoire des choses inutiles en particulier les dates, je sais qu’aujourd’hui, il y a deux ans jour pour jour, autour de cet horaire, je couchais pour la première fois avec mon plan cul. Le Plus Long. Deux ans. Avant lui, je ne savais pas qu’il était possible de garder un plan cul aussi longtemps. je trouvais que ça faisait minable, presque pathétique. Grand Dieu que mes idées ont changé depuis. La preuve, je couche encore avec 🙂 !

Mais revenons deux ans en arrière…

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J’avais 25 ans. Je venais ou presque de démissionné de l’éducation nationale et je n’avais pas de projet concret. Je continuais à postuler pour des jobs que soit je ne comprenais pas, soit je ne voulais pas vraiment faire. Je vivais chez mes parents. La compilation parfaite. Au milieu de tout ça, sur Badoo, un mec canon comme c’est pas possible vient me parler. On discute un peu, je me souviens, c’était le 21 juin, parce qu’on avait faillit se retrouver pour la fête de la musique. Mais j’avais trouvé une excuse. On a continué à parler un peu par message, il était gentil et, je le rappelle, canon. 3 jour après, le 24 juin, au détour d’une conversation anodine en début d’après-midi, je lui dit que je vais aller me balader – il faisait beau, très beau. Il me dit : « on n’a qu’à se retrouver ». J’avoue que sur le moment, j’ai vraiment beaucoup hésité. Il était alors nouveau sur la ville et je n’avais jamais vraiment apprécié ce genre de profil. Puis, comme pour d’autres choses, je me suis dit « allez, qu’est-ce que j’ai à perdre ? » On se retrouve à côté de chez lui.

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Quand je l’ai vu, j’ai su en moi même que je ne pourrais jamais l’avoir. Il était beau, sexy, grand, fort, brun… exactement le stéréotype du mec que j’aurais toujours voulu avoir mais que je savais en moi même ne pas être capable d’avoir. On a marché ensemble, en papotant, on s’est assis, tout en continuant à parler. Je jure que c’est comme ça que je l’ai ressentis : je ne savais ce que ce mec faisait à côté de moi alors par politesse et retenue, j’ai laissé une distance entre nous. J’ai remarqué qu’au bout de quelques dizaines de minutes, nos cuisses étaient à côté. Je ne sais plus ce que j’ai dit mais il a voulu se moquer de moi et m’a prise dans ses bras. Coincé avec ma tête posée sur son flanc, je ne savais pas quoi faire. Je n’osais pas y croire. Vraiment pas. J’ai relevé la tête, il m’a embrassée. Le baiser a duré plusieurs minutes puis je sais que je lui ai demandé : « ça fait longtemps » et il a répondu oui mais je ne sais pas si on parlait de la même chose. On a finit par repartir dans l’autre sens en marchant. J’ai failli tomber, il m’a rattrapée et m’a embrassée, là, devant les passants, là, devant tout le monde. Au même moment, j’avais déjà un autre plan cul que je ne voyais jamais en dehors de chez moi. Bref. Pendant tout le trajet du retour, il m’a tenu la main. J’ai jamais vraiment été pour, avec qui que ce soit. Bref. Il m’a proposé un verre chez lui, ce que j’ai accepté. Il ne s’est rien passé. Enfin, des vêtements on sautés, des mains ont été positionnées mais rien de plus. On s’est quitté sur un joli baiser.

La semaine d’après on s’est revu et, de manière assez … logique ou prévisible, on a couché ensemble. Le 30 juin 2016, donc.

S’en est suivi des mois (6) de baise régulière. C’était très bien. Je n’avais rien à dire. On parlait, on baisait, on rigolait. Bon, j’avoue qu’au début on sortait un peu, on s’est baladé en ville, mais rien de plus. Puis à un moment, on a arrêté de sortir. Pendant ces mois, on (enfin je, avec son accord) avait mis la situation au clair : ce n’était que du fun, pas du sérieux. Rien qui nous liait l’un à l’autre.

Puis boom ! Alors qu’il cherchait à changer d’appartement, il en a trouvé un dans mon immeuble. Par décence, il m’en avait parlé. Je n’avais rien à lui dire. Il a déposé un dossier et on avait tous les deux pensé que c’était plus pratique, mais rien de plus. Il a eu l’appartement. J’ai appris, bien des mois après que, naturellement, il n’était vraiment que poli – autrement dit : mon avis ne changeait rien.

Encore une fois, quand il a emménagé, c’était idéal. On se voyait pas mal, c’était pas compliqué pour aller chez l’un ou chez l’autre. Plus simple aussi pour repartir. Bref, du sexe facile, gratuit et pas loin, vraiment pas loin.

J’ai ensuite cru – oui cru – que j’avais des sentiments pour lui et je me suis faite influencer parce que j’avais trop peur de voir la vérité en face. La vérité, au final, c’est que je n’ai pas de sentiments amoureux pour lui. Je l’ai cru. Mais je sais que ce n’était pas cela.

Le cap des un an au jour pour jour franchi, j’ai pris un coup, quand-même. Mais j’ai continuer à la voir parce que, quand même en un an, il s’en était passé des choses – surtout niveau cul.

Est venu le réveillon le plus bizarre de ma vie. Et j’ai eu un grosse prise de conscience. D’un coup. Presque. J’ai décidé de m’en foutre. S’il est dans ma vie – ou presque – c’est justement pour m’apporter du plaisir. Ce n’est pas pour que je me pose des questions ou que je réfléchisse. Non. Il me prend pour un objet, un passe temps comme il dit alors moi aussi. Ce n’est pas pour cela que je n’apprécie pas nos moments ensemble ou que je ne pense pas qu’il soit humain et donc pourvu de sentiments, non. Pas du tout. C’est juste que je sais pourquoi il est là et je sais que je n’ai pas à me poser de question tout comme lui n’a pas à se poser de questions.

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Je ne suis pas amoureuse de lui. Je suis amoureuse de l’idée d’avoir un homme dans ma vie. Mais qu’est-ce qu’il est bon au lit !

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